‹ La Question de la PopulationChapitre 172 sur 177 · CHAPITRE V LE RÉSULTAT A OBTENIR : LE TROISIÈME ENFANT PAR MÉNAGE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V LE RÉSULTAT A OBTENIR : LE TROISIÈME ENFANT PAR MÉNAGE

Pour prévenir la dépopulation ou la dénationalisation de

la France, il faut relever la natalité par mariage qui est

devenue insuffisante. — Il ne s'agit pas de provoquer, comme

'■ voulait Colbert, une prolificité indéfinie. — Il suffirait de

■ ■nétrer la population française de l'idée quuii ménage

ormal comporte trois enfants au moins. — Le troisième

nfanl est le salut; c'est à provoquer la venue du troisième

nfant que doit tendre la réforme 414

DES MOYENS QUI SE PRÉSENTENT PODR RELEVER LA PROUnCITÉ FRANÇAISE ET AMENER LA GÉNÉRALISATION DO TROISIEME ENFANT PAR FAMILLE : LES MOYENS lUDSOIRES OD PEU EFnCACES

Les elTorls faits sous l'Empire romain pour rétablir ou

entretenir la fécondité. — Honneurs ou préséances accordés aux pères de familles nombreuses. — Les avantages plus substantiels aux pères ou mères de trois enfants. — Les lois de l'empereur Auguste : la loi Pappia Poppœa. — Cette loi, à un examen attentif, ressort comme très anodine et illusoire. — Le jugement de Tacite à ce sujet. — Les observations de Montesquieu. — Certaines affirmations contraires émises dans un temps récent ne peuvent prévaloir contre ces jugements.

Il serait illusoire de recourir à des taxations successorales spéciales pour provoquer la prolificité. — Les deux ressorts auxquels on peut recourir pour agir sur les liommes : la crainte et l'espérance ; le second est beaucoup plus actif et beaucoup plus efficace que le premier. — Les taxes successorales élevées en ligne collatérale nuisent aux familles nombreuses et détournent de la prolificité. — De quelques réformes de détail à accomplir dans le régime fiscal français. — Erreur de croire que les taxes indirectes soient contraires à la prolificité : démonstration de cette erreur . . 420

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