SUÈDE
• Nombres provisoires.
On voit que, malgré la décroissance accentuée du taux de la natalité chez la plupart des nations depuis au moins un quart de siècle, les années récentes fournissent toujours pour l'Europe occidentale et centrale un accroissement notable de la population; cet accroissement, toutefois, tend à faiblir un peu ; il est, en général, plus faible dans les années i908-19i0 que dans les années 1901- 1903 ; le cas est très fréquent notamment pour la Belgique et pour la Norvège. Le total de l'excédent des naissances sur les décès dans les dix pays considérés représentant, sauf l'Espagne, le Portugal, la Suisse et le Danemark qui manquent, toute l'Europe occidentale^ centrale et septentrionale, atteint 7.427.028 âmes dans les trois premières années du xx^ siècle (1901-1903), soit une moyenne de 2.473.676 par an ; dans les trois années les plus récentes (1908-1910), cet excédent est un peu plus considérable; il monte à 7. 604. 508, soit un excédent annuel moyen de 2.534.836 naissances sur les décès, ou 59.160 de plus que l'excédent annuel moyen des années 1901-1903; mais ce surcroît d'excédent des naissances dans les années 1908-1910 relativement aux années 1901-1903 est dû à la seule Italie, dont l'excédent moyen annuel des naissances dépasse pendant les trois années 1908-1910 de 64.333 têtes celui des trois premières années du siècle. Déduction faite de l'Italie, les neuf autres contrées considérées affirment, au contraire, un tout petit affaissement de l'excédent des naissances dans les trois années les plus récentes relativement aux trois premières années du siècle; cet affaissement est, sans doute, actuellement insignifiant; il n'en est pas moins