‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 75 sur 176 · VisantUsld Vremennik (Byzantina Ghronica). T. XI · texte numérisé non relu

VisantUsld Vremennik (Byzantina Ghronica). T. XI

1904, n«» 1-2. — M. EjiAssENzaKOF. Sur les manuscrits des c Extraits

des Ambassades > de Constantin Porphyrogénète. — G. Ilinski. A pro* pos de rhistoire de l'alphabet slave. — Koulakowski. Recherches sar le nom et l'histoire du thème d'Opsikion (doit son origine au cantonnement en Asie Mineure d'une partie des troupes de la garde, domestici et protectores qui formaient la suite impériale, obsequium. Cette affectation d'une partie de l'Asie Mineure aux gardes du corps est probable dès la fin du iy« siècle, certaine depuis Jastinien. L'origine du thème explique aussi le titre spécial de comte que porte son chef). — Vêts. Inscriptions byzantines de Gortyne. — Papadehetriou. Le mariage de la princesse russe Dovrodea, fille de Msthislav, avec le prince impérial Alexis Comnène (fils de Jean Comnène). — Sagharov. Recherches sur le texte de Spanéas. = Comptes-rendus : Heisenberg, Analecta (manuscrits italiens de chronographes byzantins). — Jireéek, Les Romains dans les villes de Dalmatie au moyen âge. — Kalusniacki. Œuvres du patriarche bulgare Euthymius (1375-1393). — Cluguet, Bibliothèque hagiographique orientale. — Staerck, Le rite baptismal dans Téglise gréco-russe. = Mélanges : Palmieri. L'abbaye de Grottaferrata et son neuvième centenaire. = Supplément : Louis PsTrr. Typicon de Grégoire Pacourianos pour le monastère de Pétritzos (Backovo) en Bulgarie (publication d'une copie du texte original d'après un manuscrit du séminaire de l'État roumain à Bucarest. Introduction historique sur Grégoire Pacourianos, prince géorgien devenu domestique des scholes d'Occident sous Alexis Comnène). =: N»* 3 et 4. L. Petit. Documents inédits sur le concile de 1166 et ses derniers adversaires (épisode curieux des luttes théologiques en Orient au xii* siècle). — M. Kras- SBNNiKOF. Sur les manuscrits des c Extraits des ambassades » de Constantin Porphyrogénète (suite). •— Redin. La croix du Golgotha dans les manuscrits illustrés de Cosmas Indicopleustes. — Yasileibv. Agapios, historien arabe du x« siècle. = Comptes-rendus : Pantchenko, La propriété foncière dans l'empire byzantin (enlève le v6(ioc tw>pytx6ç aux empereurs iconoclastes pour le faire remonter au yii* siècle). — Krum" hacher. Romanes et Kyriakos. — Kurtx. Les poésies de Christophores de Mitylène. — Hdsenberg, Études sur Georges Akropolités. = Mélanges : Staerk. La x^(po6e<T{a comme matière de l'onction dans l'ancienne église orientale. = Supplément : Benesevitz. Notices sur les manuscrits canoniques trouvés à Vatopédi dans la laure de saint Athanase l'Athonite. =: T. Xn, 1905, n®» 1-4. Marr. Arkaoun, nom mongol des chrétiens, contribution à l'histoire des Arméniens chalcédonites. — Kurtz. Deux œuvres inédites de Constantin Manassès (un morceau sur la chasse et un discours à Manuel Comnène). — In. Trois écrits synodaux de Nicolas Mesaritis, métropolitain d'Éphèse. -— Redin. Le portrait de Cosmas Indicopleustes dans les manuscrits russes. — Papadopoulos- Kerameus. Contribution à l'histoire de Trébizonde (Théodore Gabras, duc de Trébizonde, à la fin du xi^ siècle, et martyre ; synaxaire d' Athanase, archevêque de Trébizonde au xii« siècle; Basile, métropolite de Trébizonde sous Constantin VII; catalogue des métropolites de Trébi-

zonde). — Vasileiey. L'origine de l'empereur Basile le Macédonien (descendait d'une famille arménienne établie en Macédoine). — Lopa- RBY. Discours de Dorothée, métropolite de Mitylène (sur Tattaque des Turcs contre Constantinople en juin 1451). — Ghavaria. Mélanges sur l'île de Syme (forteresse des chevaliers de Rhodes). = Gomptes^rendus : Zaozerski et Chachanov. Nomocanon de Jean le Jeûneur. — Gerland. Nouvelles sources pour l'histoire de l'archevêché latin de Patras. — Sokolov, L'église de Gonstantinople au xix* siècle. — Bauer et Strzy^ gowski. Une chronique universelle d'Alexandrie avec miniatures sur papyrus. = Mélanges : Ghabiaras. La mort de Digénis (chant populaire de Syme). — Palmieri. La Société archéologique d'Athènes. — Benbtsevitgh. Décrets du patriarche Alexis, 1027, et du patriarche Michel Gérulaire. — Vailhb. Ghronique byzantine de Palestine. — Palmieri. Le centenaire et l'exposition de Grottaferrata. =: Supplément : Petit et Reqbl. Actes de l'Athos. III. Actes d'Ësphigménou.

46. — Rivista Btorîca italiana. 3« série, t. V, fasc. 3, 1906, juill.sept. — A. D'Âncona. La poesia popolare italiana; studi; 2« éd. — L Capeletti. Principesse e grandi dame (brillants « essais »). — J?. Calvi. Bibliografia générale di Roma; I : Bibliografia di Roma médiévale (détestable). — L. Fischetti, Pompei prima dell' eruzione e dopo gli Bcavi (guide). — Fr, Schaub. Der Kampf gegen den Zinswucher, ungerechten Preis u. unlautern Handel im Mittelalter von Karl dem Grossen bis Papst Alexander III (exposé très clair). — B, Giiischow, Innocenz und England (consciencieux, mais un peu monotone). — G. Pamarese. Statuta vetera civitatis Aquis; ediz. critica (excellent). — G.'B. Picota. I Gamines! e la loro signoria in Treviso dal 1283 al 1312 (excellent). — G, Piranesi, Le case degli Alighieri (la maison où naquit Dante n'est pas celle sur laquelle lord Yernon fit apposer une plaque). — N.-Â. Rillo, Francesco Petrarca alla corte angioina (rien de neuf et pas même au courant). — G. Degli Azzi. Il tumulte del 1488 in Perugia e la politica di Lorenzo il Magnifico (explique les causes du tumulte). — H. Vignaud. Étude critique sur la vie de Golomb avant ses découvertes (très approfondi, mais plein de parti pris contre Ghristophe Golomb et d'idées préconçues). — A. Segre. La questione Sabauda e gli awenimenti politici e militari che prepararono la tregua di Vaucelles. — E. Brambilla. Ludovico Gonzaga di Nevers (d'après les archives de Mantoue). — A, Giussani. Il forte di Fuentes (important pour l'histoire de la Valteline aux xvi«-xvii« s.). — G. Imhert. La vita florentina nel seicento seconde memorie sincrone, 1644-1670. — (7. SaU vemini. La rivoluzione francese, 1788-1792 (discutable, mais fortement pensé). — E, Masi, NelF Ottocento. Idée e figure del secolo xix (série d'essais à propos d'ouvrages récents). — N. TrovanelU. La battaglia del Monte, 20 gennaio 1832. — C. Pariset. L'entrata deir esercito piemontese in Ancona (d'après les mémoires inédits de Fabio).

204 CHRONIQUE BT BIBLIOGRAPHIE.

France. — - Paul Gdibadd^ est mort à Paris le 25 février deroier. De tous les élèves de Fustel de Goulanges, aucun ne 8*est plus que lui rapproché du maître 3. Dans le choix des sujets d'étude, dans la manière de les traiter, jusque dans le style, tout rappelait chez Guiraud les leçons et Texemple de Fustel. —. G*est à des travaux d'histoire ancienne qu'il a surtout consacré sa vie, et, comme l'auteur de la Cité antique, il n'a point voulu séparer la connaissance de Rome de celle de la Grèce ; et, comme lui, ce qu'il préférait du passé, c'étaient les recherches sur les institutions, sur le droit, la religion, la propriété et le gouvernement. -— Deux pensées surtout le préoccupaient, et ce furent, il y a trente ans, les pensées souveraines des œuvres de Fustel de Goulanges : l'une, que les lois ou les usages politiques sont intimement mêlés à la vie religieuse des peuples anciens, qu'elle les détermine ou les encadre : et cela n'est nulle part plus visible, chez Guiraud, que dans son livre sur les assemblées provinciales de l'empire romain'; l'autre, que l'organisation sociale des nations dépend du régime de la propriété : et cela apparaît surtout dans son histoire de la propriété en Grèce ^, le plus gros de ses ouvrages et, à tout prendre, son chef-d'œuvre*. — Sa manière de travailler était très simple et très droite : il lisait les textes, les classait, cherchait à les comprendre, les rapprochait et écrivait là-dessus. Il concluait clairement et fermement, n'ajoutait rien aux prémisses que lui fournissaient les auteurs. Avant tout, il fut un philologue, d'esprit critique, d'humeur patiente et sage. — Le style rappelle sa façon de chercher : un grand souci de la composition, point d'épithètes inutiles, nulle redondance, jamais d'intervention personnelle, des phrases courtes, des tours très simples, une netteté surprenante, mais aucune monotonie. Et, dès sa thèse de doctorat^, il avait

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