‹ La question des impôtsChapitre 2 sur 26 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Adam Smith a fait précéder sa théorie de rimpôt des quatre maximes suivantes qui sont devenues classiques :

!• Les sujets d*un État doivent contribuer au soutien du gouvernement, chacun»

le plus possible, en proportion de ses facultés, c'est-à-dire en proportion du revenu dont il jouit sous la protection de FÉtat.

2" La taxe ou portion d'impôt que chaque individu est tenu de payer doit être certaine et non arbitraire.

5* Tout impôt doit être perçu à Tépoque et selon le mode qu'on peut trouver le plus commodes pour le contribuable.

n PRÉFACE.

A" Enfin, tout impôt doit être conçu de manière qu'il fasse sortir des mains du peuple le moins d'argent possible au delà de ce qui entre dans le trésor de l'État.

Ces quatre règles sont en effet fondamentales; on ne peut rien y reprendre, ni au point de vue de la justice, ni k celui de l'économie politique. Mais, est-ce tout ce qu'on peut dire pour bien asseoir la théorie des impôts? Y voit-on bien que les impôts doivent toujours rester proportionnels, et qu'il n'y a pas la moindre porte ouverte pour qu'ils puissent devenir progressifs? Évidemment non, car le mot faculté qui est renfermé dans la première maxime prête à des interprétations di* verses, et, suivant qu'on l'entend dans un sens ou dans un autre, on peut en faire sortir une théorie toute différente

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