CUBE, Y COMPRIS L'AMORTISSEMENT
DU CAPITAL fr. 12 77
Bénéfice net par mètrk cube .... fr. 17 23 Soit 135 p. O/q.
M. Serf, arrive donc aux résultats suivants pour 1879:
Bénéfice net par mètre cube. . fr. 17 23
Prix de revient » 12 77
Lesquels réunis donnent bien le
prix de vente » 30 00
LA QIKSTIOX DU QM A PAHl^
Puisque le prix de revient est la dififérence entre le bénéfice net et le prix de vente.
Mais pour arriver à ce résultat M. Serf, sU|3[»ose que la Compagnie Parisienne, a vendu, en 1879, les 218.811.875 mètres cubes de gaz consommés à raison de fr. 30 cent le mètre cube.
Or, tout le monde sait, et M. Serf, devait l'ignorer moins que personne, qu'il y a deux sortes de prix de gaz : V Le gaz particulier qui est payé 0.30 cent, à la Compagnie, et : C** le gaz municipal qui ne coûte que 0.15 cent, le mètre cube à la Ville.
M . Serf, fait semblant de ne pas connaître ce détail et il dit à son chapitre IV :
Prix de vente du mètre cube . fr. 30 Prix de revient (non compris l'amortissement) » 11 Bi:
Reste pour bénéfice et A mortissement du Capital .... » 18 66
Comment a-t-il établi ce prix de reoient de 0. 1184 par mètre cube ? En divisant, au bas de son chapitre //les dépenses par la consommation totale de Tannée, c'est-à-dire, par 218.813.875.
Or, on 1879, la vente seule du gaz a produit une somme totale de 55.619.588 fr. ce qui donne comme moyenne de vente par mètre cube 55.619.588
= fr. 2542
Donc ce n'est pas fr. 30 cent, le mètre cube que la Compagnie a vendu son gaz en moyenne, mais bien Ofr. 2542
2* Partib. — CAMPAGNE DE L'ABAISSEMENT 87
Donc, M. Serf, a augmenté a bon escient les bénéfices de la Compagnie de la différence qui existe entre fr. 30 et fr. 2542, c'est-à-dire de fr. 0458 par mètre cube.
Par conséquent, si nous rectifions l'escamotage nous modifirons ses résultats de la manière suivante :
Bénéfice net par mètre eube .... 0.1723 — 0.0458 = fr. 1265
Prix de reoient (reste le même) fr. 1277
Total égal au prix de vente ; . . . . fr. 2542
Voilà pour les bénéfices de la Compagnie, voici maintenant un 2* escamotage pour le prix de reoient.
M. Serf, dans son tableau feint d'ignorer que la Ville prélève chaque année à son profit, une part des bénéfices de la Compagnie Parisienne.
Cette part doit-elle être considérée comme bénéfice pour la Compagnie, ou doit-elle être considérée comme charge pour l'exploitation?
H faut évidemment vouloir discuter avec un parti pris bien arrêté pour hésiter un seul instant à considérer la participation de la Ville comme une charge, (1)
(3'est une charge, puisque c'est un prélèvenwnt imposé à la Société par le traité même qui la lie à la Ville.
C'est une charge puisque les actionnaires ont leur dividende diminué d'autant.
C'est une charge, enfin puisque la Ville escompte d'avance, pour l'établissement de son budget, la redevance qu'elle doit retirer de l'éclairage public. (Voir
(1) Nous donnerons d'ailleurs, à la fia de la 3« Partie, le compterendu d'un jugement qu'établit le fait d'une manière officielle.
page 71, la discussion du budget de 1880, séance du 13 décembre 1879).
En 1879, indépendamment des 1.521.094 fr. de charges municipales y que M. Serf fait figurer aux dépenses de son chapitre II, la Compagnie Parisienne du gaz, a été obligée de donner à la Ville — pour sa participation et sur la part de ses propres actionnaires — une somme nette de 9.500.000 fr. Ce qui augmente naturellement le prix de revient de la môme somme.
Par conséquent, les actionnaires de la Compagnie <)!it touché 9.500.000 francs de moins, que M. Serf, veut le laisser entendre ; ce qui donne sur la totalité de la consommation :