‹ La question du LatinChapitre 8 sur 22 · L'ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE · texte numérisé non relu

L'ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE

raffranchissement du genre humain que les plus puissants orateurs et les plus fougueux tribuns.

Ainsi les meilleares lois qu'an peuple puisse se donner sont celles qui lui permettent le mieux de soutenir la concurrence dans la paix comme dans la guerre. Comment on doit concilier ces deux buts différents, obtenir à la fois la force et la richesse sans sacrifier l'une à l'autre, c'est ce que nous n'avons pas à rechercher ici ; ce livre n'est pas un cours de politique. Parlons de la richesse; consultons l'expérience de ceux qui excellent à la produire et à la conserver. Un fabricant habile et un habile marchand seront ici pour le législateur des guides plus sûrs que les théologiens et les Jésuites ; saint Thomas et Justinien n'ont que faire en ce débat, et nous interrogerons plus utilement le bon sens d'un fllateur ou d'un épicier que la philosophie de tous les docteurs. Nous n'avons pas besoin d'entrer dans un détail infini ; contentons-nous d'emprunter à la sagesse des gens pratiques trois ou quatre maximes qui suffiront à nous éclairer. Or les gens pratiques nous conseilleront unanimement :

De réduire autant que possible les frais généraux de la production ;

De diriger les efforts de chaque citoyen vers les travaux utiles dont il est le plus capable ;

De donner à tous les capitaux dont nous disposons l'emploi le plus fructueux;

De tenir constamment nos regards fixés sut nos rivaux et sur Tétat du marché universel*

Voyons quelle lumière ces aphorismes d'une sagesse vulgaire mais sûre peuvent jeter sur la question qui nous occupe.

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