‹ La question du vase de sangChapitre 12 sur 101 · Bcschreibung der Stadt Rom^ 1. 1, p · texte numérisé non relu

Bcschreibung der Stadt Rom^ 1. 1, p

2. Preller, art. Rome^ dans la Rtal Encyclopadie der classischen alterthums wissens-> thafis, de Pauli, Stuttgard. t. VI, 1852, p. 508. Cfr. Reumont Ceschichte der Stadt Rom^ t. I, p. 554. 11 calcule que, d'après la lettre de saint Corneille à Fabius, il devait y avoir à Rome, vers le milieu du III' siècle, 50,000 chrétiens.

3. V. les dissertations de Dodwell. de Ruinart; d*Ansaldi, de Caifsis inopiœ veterum monumentorum pro copia martyrum dignoscert^a^ advcrsus Dodwellum dissertatio. Milan, 1747, in-8*.

4/Lib. VIII,epist. 29. Migne, Patrc' , t. LXXVIl, col. 931. j. De Phialis rubric, p. 36.

6, Ibid,^ p. 37.

le nombre des martyrs indiqués dans son œuvre". Et saint Grégoire-le-Grand disait : « Totum mundum, fratres, aspicite : martyribus plenus est. Jam penè » tôt qui videamus non sumus, quot veritatis testes habemus. Deo ergo innume- » rabiies nobis super arenam multiplicati sunt : quia quanti sint à nobis compre- » hendi non possunt'. » Admettons qu'il y a dans ces paroles une certaine exagération oratoire, il reste toujours à tenir un compte sérieux de ces nombreux martyrs immolés ensemble, et dont nous n'avons plus les noms. Les martyrologes hieronymien et d'Adon nous donnent un chiffre assez considérable qu'on peut porter à 1 5,000. J'admets encore que là il y ait quelques pieuses exagérationsî; mais toujours est-il qu'il faut tenir compte de ces nombres, quitte à rabattre ce que la crédulité populaire peut y avoir ajouté. Le P. de Buck, rendant compte du deuxième volume de la Roma Sotteranedy admet lui-même qu'il y a des groupes nombreux de martyrs innommés qui sont vraiment historiques 4. M. de Rossi, faisant l'histoire du cimetière de Saint-CallixteJ, discute le nombre de cinq mille martyrs ensevelis dans ces catacombes et mentionné par le rédacteur des Aaes de saint-Urbain ; mais il n'ose ni le rejeter, ni l'accepter. Son principal argument^ pour prouver que des masses de chrétiens ont été immolés à Rome ne me touche pas beaucoup. Il cite toutefois des ^ers du chant vingt-neuvième du pape Damase, desquels il semble vraiment résulter que des masses de martyrs romains ont été ensevelis dans ces cryptes.

Que conclure de ces discussions? Si les calculs du P. de Buck sont les vrais, il faut, comme l'a dit Mabillon?, admettre que depuis longtemps les cimetières romains sont presque entièrement dépouillés de corps saints. Si au contraire on rejette ces calculs, il faudra n'accepter qu'avec réserve l'argument suivant, tiré d'une histoire rapide des translations de reliques des catacombes.

Ces translations commencèrent dès avant Constantin». Nous voyons depuis, au temps de saint Ambroise et de saint Augustin, l'usage exister à Milan, d'ouvrir les sépulcres des martyrs et de transporter leurs ossements sous les autels?. Mais pendant toute cette époque, on se borna seulement à retirer quelques corps des plus célèbres martyrs. Deux ou trois siècles plus tard il en allait bien autrement »o. Lorsque entre 607 et 610, le pape Boniface IV consacra le Pan-

1. Ap. Bairomus, Martyr, roman. ^ pref., c. 5; éd. d* Anvers, 1613, in-fol., p. xvj.

2. Hom., 27 in Évang. Cfr. Ruinart, Acta sanct. Mart., praef. gen. § 2 et 3 ; Ratisbonne, 1859, m-8% pp. 9 à 44.

3. Il y a en effet rien qu'au 9 juillet, 10203 martyrs romains inscrits; je dois dire pourtant aue les BoUandistes défendent ce chiffre contre Tillemont. Acta sanct,, t. II, )ulii, p. 688.

4. Entre autres le groupe de Marcellus, Decoratus et de leurs quatre mille compagnons. Etudes religieuses, août 1868, p. 306.

Page 1