‹ La question du vase de sangChapitre 15 sur 101 · De phialis rubricatis^p · texte numérisé non relu

De phialis rubricatis^p

11. Mareward, abbé de Prum qui fit le voyage de Rome en 844, obtint de Sergius II les reliques des ss. martyrs Chrysanthe et Darius. L'histoire de la translation de ces reliques se trouve dans Micne, Patrolog, lat.^ t. CXXI, c. 63 j-640.

12. Osservazione, fi^e 96. La lecture de Tinscription, donnée par Maij et reproduite par Migne, Dict, dépigr. chrétienne, t. Il, col. 4$ 2, ébranle un peu sur ce fait spécial Topinion que j'ai prise dans le P. de Buck. Cette inscription, après avoir donné les noms des saints dont les reliques furent apporté» à Saint-Martin-du-Mont, car Sergius II ajoute : Hec scor. corpora translata. Sunt de cimiterio. Priscille via Salaria. Mais comme je n*ai pas ici Anastase, je ne puis vérifier en quoi il contredit ou confirme cette inscription.

d'Anastase, le bibliothécaire, que ce pape ne trouva point de reliques dans le cimetière de Priscille, mais fit transporter dans Téglise de Saint-Martin in ETUfuiliis les reliques placées dans d'autres églises par les pontifes. Boldetti s'est également fourvoyé, quand il a voulu prouver que Léon IV avait extrait beaucoup de corps de martyrs du cimetière de Sainte-Hélène, sur la voie Lavicane; mais il est positif que Léon IV n'a tiré de ces cryptes que les corps des quatre martyrs que l'on appelle les quatre couronnés. Il est impossible de déduire autre chose du passage d'Anastase sur lequel s'appuyait Boldetti. « Depuis » Pascal I" jusqu'à la fin du xvi® siècle, on n'a pas tiré de cimetières subur- » bains plus d'un corps de martyr par an'. » Comment donc se fait-il que depuis le commencement du xvii® siècle on en trouve si facilement ? Ne serait-ce pas parce qu'on aurait trop usé d'un signe non probant/'

D'ailleurs 2, un cinquième des tombeaux ornés de fioles, contient des enfants âgés de moins de sept ans; et comment admettre que tant d'enfants aient été martyrs? On ne veut pas nier que plusieurs aient été martyrisés: saint Cyr, fils de sainte Juliette, n'avait que trois ans lorsqull fiit mis à mort; mais suivant l'observation de Cancellieri J , ce sont là des cas très-rares. Ce savant, qui' a fait sur ce sujet de longues recherches, n'a trouvé que quarante-deux martyrs nommés enfants dans les Martyrologes4, et de ces quarante-deux il n'y en a que six qui aient moins de sept ans 5. En retranchant du nombre de quarante-deux celui de vingt enfants mis à mort par les Juifs et que nous ne pouvons considérer ici comme rentrant dans la question présente, nous pouvons dire que nous ne- connaissons que vingt-trois enfants martyrisés durant les persécutions; mais ce n'est pas la milh'ème partie des martyrs historiques. Comment admettre que pour Rome cette proportion soit différente et que le cinquième des martyrs de cette ville ait été composé d'enfants^. Il ne paraît pas croyable, en outre, que les magistrats romains aient eu assez peu d'humanité pour ne point épargner les enfants. La loi défendait de livrer au supplice les femmes enceintes; on attendait leur délivrance avant de leur faire subir leur peine, et on aurait sévi contre des enfants de six, sept, neuf, dix, onze mois, ou d'un, deux, trois ans, et ce nombre de martyrs inconscients serait assez considérable pour faire le cinquième du nombre total? ?

Ajoutons qu'une loi défendait de mettre les vierges à mort, et on sait comment Tibère tourna la loi en faisant violer par le bourreau les filles de Séjan, avant de

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