‹ La question du vase de sangChapitre 60 sur 101 · D. Vaissète, BisLdu Languedoc, t. III, p. 14, etc · texte numérisé non relu

D. Vaissète, BisLdu Languedoc, t. III, p. 14, etc

10. II, 2 : « In expeditione Guillelmi mareliionis de Montfenrat contra Medlolanen- Ms. . . . . . » I.e nom de Frédéric n*est pas prononcé : dans cette expédition , où Goi^

est question de l'in>asion que Henri II commença en Irlande vers la fin de Tannée 1 1 7 1 , et l'anecdole qui se rattache à cet événement présente quelque intérêt.

Hugue de Gondeville et Bobert , fils de Robert, deux grands personnages de la cour que le roi avait admis dans son intimité^ l'avaient accompagné en Irlande : là, Tinclémence de la saison et le changement de vie * avaient altéré la santé de ces deux barons, si bien qu'ils avaient perdu Tusage de la parole. Après leur guérison, ils témoignèrent le désir de se rendre en pèlerinage à Téglise de Notre-Dame de Roc-Amadour, car ils en avaient , disaient-ils, imploré et obtenu l'intercession. A cette nouvelle , Henri s'abandonne à un mouvement de colère , et s'écrie qu'il n*y a de leur part que ruse et prétexte pour aller voir leurs épouses ; aussi durent-ils, avant de partir, s'engager par serment, devant le roi et devant la cour, à ne voir leurs femmes qu'après l'accomplissement de leur pèlerinage ^.

Hugue de Gondeville était un courtisan en qui le roi avait mis toute sa confiance. £n 1 1 64, il faisait partie de la députation que Henri II, préoccupé du départ de Thomas Becket pour la France, envoya près de Louis VII et près du pape, avec l'espoir de les rendre défavorables à la cause de larchevèque de Cantorbéry '. En 1 1 70 , Thomas Becket le trouvait encore sur sa route , lorsqu'il voulait se présenter devant Henri le Jeune , que son père venait d'associer à la royauté; Hugue de Gondeville lui portait de la part du roi Henri II l'ordre de retourner sur ses pas *. Je n'ai point découvert le nom de la femme dont il était accusé de préférer la société aux ennuis de leipédition d'Irlande : on sait

laume de Montferrat aida Tempereur à ravager si cruellement le territoire de Milan, la guerre , en effet , au dire d» San-Giorgio , auteur d*une histoire de Frédéric 1«% semblait être entre les Milanais et leurs voisins, plutôt qu'entre les Milanais et le» Allemands, tant était grand racbarnemeut a?ec lequel les Italiens se battaient entre eux.

1. « Cibornm mutatione, fluminum potu^ . >» L*armée eut en effet beaucoup à souf* frir. « Recenlium esns carninm et haustus aquœ tam insolitns quam incogniius pluret de régis exercitu panis inedia laborantes fliixu ventris afHixit in Ybemia. * EadulAia de Diceto, Ymagines historiarum, dans Twysden, 1. 1, col. 559.

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