‹ La Question Minière à Madagascar: Depuis la ConquêteChapitre 30 sur 32 · I9II · texte numérisé non relu

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C’est donc le Transvaal qui contribue pour la plus large part à la production mondiale, et il semble

qu'aucun pays puisse espérer rivaliser avec lui dans un avenir prochain. Mais les gisements transvaaliens exploités d’une manière intense s’épuisent rapidement, etilest probable que, sauf découvertes importantes nouvelles, les plus hauts chiffres ont été atteints. Il en est de même aux Etats-Unis, qui occupent le second rang et en Australie, où la brillante période du milieu du siècle passé a fait place à une décadence certaine. Restent comme grands pays producteurs, l’Empire russe,le Mexique et le Canada. Là, les chances de développement de l’industrie de l'or sont plus nombreuses, et il est possible que de nouveaux champs découverts fassent réaliser à ces pays de nouveaux progrès.

Nous plaçons sur le même rang comme pays d'avenir cette île de Madagascar,dont la prospection n’est pas achevée, et qui a déjà donné lieu à de si légitimes espérances. Les riches alluvions découvertes jusqu'ici doivent rationnellement faire croire à l'existence de filons puissants, et nous sommes de ceux que ne découragent pas les premiers déboires subis, et qui conservent à notre belle colonie au point de vue minier toute leur première confiance. Si les recherches étaient méthodiquement entreprises, soutenues par des capitaux suffisants, ne demandant pas une rémunération immédiate, nous ne doutons pas qu’on puisse réaliser avec le temps de très grands progrès. Ceux-ci auraient leur répereussion sur

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l'exploitation des métaux communs, de nos jours encore trop ignorés, qui apporteraient un précieux appoint au commerce d’exportalion de la colonie.

Qu'on n’ignore donc pas Madagascar comme pays producteur, parce qu'elle occupe un rang très secondaire vis-à-vis des grands champs d’or. Ceux-ci ont contre eux le passé. Madagascar est encore un pays neuf qui n’a pas dit son dernier mot, et dont le soussol saura reconnaître un jour les sacrifices que la France s’est imposés pour sa conquête et sa mise en valeur.

Vu : le Président de la thèse, LESEUR

Va : le Doyen,

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