COMPTES ANNEXÉS AU BUDGET
SECTION l^ Comptes des bénéfices.
RésolUnt des indastries eitreprises parla famille (à soq propre comple).
A. — Travaux de moulage entrepris pour divers fabricants de jouets.
RECETTES
Sommes versées du !«' janvier au 31 décembre 1891 (1). lo par le fabricant A
VALEUnS
en natore
Totaux,
DÉPENSES
Matière première : papier d'emballage gris ou blanc (20 et 60 fr. les 100") ; colle de farme inférieure et d'alun (2 fr. 25 les 40^); colle forte, etc
Main d'œuvre :
Salaire de la façonnière, 376,2 jours de 10 h
— d'une ouvrière, 275 jours à 10 h. (en fait 250 jours à 3 fr.)
Salaire d'un ouvrier 137 jours 5, à 10 h. (en fait 125 jours de M h), .à 3 fr
Salaire de cinq ouvrières en chambre payées chacune à raison de 10 fr.par semaine pendant sept semaines.
Salaire du fils edné, ouvrier mouleur après sa journée normale 17 j. 6 à 10 h. (en réalité 88 séances de deux heures)
Salaire au fils cadet 210 iours à 10 h. (en réalité payé par pourboires 0,50 le dimanche)
Intérêt à 5 0/0 du matériel de l'industrie (36 fr. 90).
Entretien des outils
Bénéfice résultant de l'industrie (réalisé sur le travail des ouvriers employés)
Totaux comme ci-dessus
en argent
ït
(1) NoTB. — Ce compte a été copié textaellement sar le livre de la façonnière. U offre tontes let garanties d'exactitude. Cependant il aurait été préférable de posséder à sa place le détail même des objets livrés, têtes, maios, etc., etc., auquel aurait correspondu le détail de la matière première employée. On peut se faire une idée de ce compte à l'aide des renseignements suivants. Les tèies se paient, au tarif de l'atelier, 3 fr. 60 la douzaine ce qui correspond à fr. 30 de papier blanc, et 3 fr. 30 de main-d'œuvre. Les mains, au tarif de l'atelier, sont comptées 3 fr. 60 la douzaine, soit fr. 05 à fr. 10 de papier goudron et 3 fr. 50 de main-d'œuvre. Mais l'ouvrière ne peut dire (telle est l'absence de comptabilité dans un très grand nombre d'ateliers du Marais) la proportion de chaque sorte de produits dans le total des livraisons. La comptabilité très régulière des fabricants pourrait la renseigner à cet égard ; un sentiment de timidité, la peur d'imposer un contrôle, la retient, et sans ce contrôle, tout calcul de la part de l'observateur reste incertain.
L^gin
B. — Travaux de modiste et de couturière entrepris par l'ouvrière pour son propre compte.
RECETTES
1 chapeau de femme .
2 jupons (vieilles robes) 2 tabliers de travail . .
Totaux ,
DÉPENSKS.
Fournitures: carcasse du chapeau, plumes et fleurs.
Vieilles robes (sans valeur)
Cotonnade bleue des tabliers
Main-d'œuvre , 20 heures à 0. 50
Intérêt du matériel (2 fr. 00)
Bénéûce résultant de l'industrie
Totaux comme ci- dessus