‹ La question sociale et le socialisme en HongrieChapitre 110 sur 122 · Annuaire slatistique hongrois, 4905, p. 296 ets · texte numérisé non relu

Annuaire slatistique hongrois, 4905, p. 296 ets

PRÈTS HYPOTHÉCAIRES . NOMBRE DE PRÊTS FAITS DANS CN Banques et ÿ crédit foncier. Caisses d'épargne. Associations. De 1.000à 2.000 k. . 29.000 67.000 8.000 De 2.000 10.000 k. . 45.000 65.000 6.000 De10:000 à100.000 k. . . 15.000 16.000 0.500 De plus de 100.000 k. . 4.900 1.400 () TAUX é MILLIONS DE COURONNES DONNÉES A CE TAUX DANS D'INTÉRÊTS RE PE RS SR er ‘ Banques et p:A00 07 crédit foncier. . Caisses d'épargne. . Associalions. n 644 53 0 4 1/2 216 3534 0 6) OR 113 CNE au BASES. 80 (ELÈTEIRE 8 6 70 21% 162 6 1/2 : 2% 6% OS 7 29 80 42 71/2 6 Ô) 0.7 8 et plus 17 27 4 k

Les coopératives de crédit ne font que du crédit personnel, généralement à 7 ou 8 p. 100; elle commencent aussi à faire du crédit réel; depuis 1903, la Société centrale ouvre à ses membres des crédits hypothécaires. MT

Les coopératives de crédit se sont beaucoup développées, mais pas seulément à cause de l’activité de leurs membres. L'État y à aidé singulièrement par : 4° la souscription d’une partie du cäpital de fondation ; 2° l'autorisation légale et la pratique administrätive de déposer à la Société centrale des fonds municipaux, pupillaires, ete.; 3° l'ouverture d'un crédit de plusieurs millions de couronnes à petit intérêt à la Société centrale. De cette manière, celle-ci dispose d'un fonds de roulement à bon marché, qu’elle répand sur les coopératives affiliées.

C’est enfin à l'intervention de l’État que l’on doit le maintien de 60 coopératives de crédit menacées de faillite en septembre 1907. Il y eut à cette date une véritable crise des coopératives de crédit produite par trois facteurs : 4° l’étroitesse et la cherté du marché de l'argent à cette date; 2 la direction malhabile des coopératives; 3 la constitution de ces coopératives sur des bases un peu fragiles : beaucoup d’entre elles ont un capital de quelques milliers de couronnes, alors queleurs dépôts etleursobligations s'élèvent à trois où quatre fois ce capital. A cette date sur 161 coopératives de crédit de Budapest, environ 60 étaient en détresse : celles-ci avaient un capital propre de 26 millions de k., dont 10 et demi seulement versés: elles avaient

DOCUMENTS . ANNEXES ae 403

escomplé 32 millions de k., dont 18 et demi réescomptés et 13 eb demi restant dans leur portefeuille. Or,. eh septembre elles avaient besoin de 5 millions immédiatement, 2 pour rembourser des banques autrichiennes, 2 pour des petites banques ou banquiers hongrois, enfin 4 pour des remñboursements de dépôts et autres obligations. L’étroitesse du marché de l'argent rendait difficile la prolongation des échéances des lettres de change. Il fallait trouver de l'argent, sans quoi c'était la faillite, et 150.000 personnes environ atteintes directement. La « Société centrale » était impuissante devant le chiffre trop important des exigibilités : avec son capital de 5:millions 800:000 k. et ses dépôts ou avances, elle ne pouvait suffire. Elle dut prier l'État d'intervenir; le professeur d'université Bochlor présenta en ce sens un mémorandum à M. Wekerlé. Effectivement, le ministre des Finances sauva les coopératives, non par un prêt direct, mais de la manière suivante : il usa de son influence pour former un syndicat des 12 principales banques de Budapest. Celles-ci nommèrent un comité qui décida d’escompter le papier des coopératives, jusqu’à ün maximum de 5 millions, sauf pour celles dont la direction était répréhensible; l’escompte était fait à 1 1/2 p. 100 au-dessus du taux de la banque et les prêts devaient être amortis en cinq ans. La Société centrale subit naturéllement le contre-coup de-eette crise : à son assemblée générale de 1908, le directeur général, M. Ambroise Seidl; avoua une perte de 500.000 k., provenant, dit-il, de la routine de certaines coopératives. Aucun dividende ne fut distribué au capital et même M. André Gyürgy, ancien ministre de l'Agriculture, demanda qu'on séparât la centrale des coopératives de crédit s’occupant de l’agriculture de celles s’occupant de l'industrie, ces dernières ayant été spécialement les causes de la crise?.

2% Les coopératives de production, d'achat el de vente, etc.

Un grand nombre de ces coopératives sont encore sous le contrôle de la « Socièté centrale de erédit mutuel ». D'une part, les coopératives de crédit, dépendant de celle-ci et sur son instigation, ne fournissent pas à leurs membres que du crédit ; mâis, imitant les Raffeisen, elles sont devenues des coopératives de production industrielle ou agricole, de vente, d'achat, d'élevage, etc., grâce aux fonds et aux conseils fournis par la centrale. En second lieu, l'État accorde des faveurs assez

1, Neue freie Presse, 26 septembre, 9 octobre 1907, 24 avril 4908.

grandes à ces coopératives, mais il les accorde uniquement sur la proposition et par l'intermédiaire de la Société centrale qui instruit les demandes et contrôle l'emploi des sommes. Et ces faveurs sont assez fortes, puisqu'on a calculé que les coopératives industrielles, pour un capital de 1.750.000 k. versé disposaient de 10.000.000 de k., tant par suite des subventions d'installation ou d'administration, et des parts de capital souscrites par l’État, associé ainsi aux coopératives, que par suite des ouvertures de crédit faites proportionnellement par la Société centrale. En cinq ans, l'État a versé 1.400.000 k. aux coopératives de l’industrie et la loi XIV de 1904 a ouvert un crédit de 12 millions de k. pour les coopératives de production agricole (magasins à blé, laiteries, caves à vin, production de lin et de chanvre, etc.). ù - Voici la situation des coopératives en agriculture :

a) Coopératives de production.

La première coopérative de production du beurre date de 1899 à Temesvar ; depuis cette date, beaucoup d’autres se sont formées, surtout sur la rive droite du Danube (comitats de Baranya, Tolna, etc.).

Associations rurales pour la production du beurre dans la Hongrie proprement dite #.

Nombre d'associations : . : . : . ... £ 513 597 651 Nombre de sociétaires 1) men 51.000 56.000 62.000 Quantité de lait envoyé (en 1.000 litres) . . 88.000 77.000 84.000 Recettes (en milliers de couronnes) . . . . 9.540 8.590 10.180

Ces coopératives sont en général en même temps coopératives de vente de lait; une partie seulement du lait envoyé est transformé en beurre dans des établissements spéciaux ; ces coopératives de production et de vente sont seulement des associations de grands propriétaires, qui ont fondé dès 1883 une coopérative centrale pour la vente du lait.

b) Coopératives de vente.

À) Greniers coopératits : ils datent de 1900 ; en 1904, 29 existaient. C’estle système des Kornhäuser allemands et autrichiens ; ils permettent d'organiser la vente en gros et directe, des avances sur les céréales déposées.

1. Annuaire slalistique hongrois, 1904, p. 125 ; 1905, p. 116; Hongrie rurale, p. 132.

B) Associations pour la vente des œufs : 264 en 1903: elles sont généralement confondues dans une autre association à objet plus large.

C)Caves coopératives :on a essayé d’en créer ; elles ont trouvé de grands obstacles, par suite de la difficulté d'estimation de chaque qualité.

D) « Association coopérative des agriculteurs hongrois pour l’approvisionnement des halles » : elle a été fondée en 1898 pour la vente des produits agricoles et maraîchers de ses membres.

ce) Coopératives d'assurances !.

À) Société hongroise d'assurance mutuelle du bétail au capital de 220.000 k., dont 20.000 versés par l'État ; elle a été fondée en 1898; en 1903 assurait pour 9.300.000 k.

B) Société d'assurances des agriculteurs contre la grêle et l'incendie, au capital de 1.600.000 k., dont 400.000 versés par l'État ; elle a été fondée en 1901 et assurait pour 1#i millions de k. contre l’incendie et 15 millions de kopecks contre la grèle en 1903; le capital a été porté récemment à 2.500.000 k. et ne peut recevoir plus de 5 p. 100 d'intérêt.

d) Coopératives d'achat !.

« Association coopérative des agriculteurs hongrois » ; c’est une coopérative d’achats en gros fondée en 1891 ; elle a beaucoup contribué à faire baisser les prix des objets achetés ; depuis cette date, elle a étendu son action en fonctionnant aussi comme coopérative de vente (ventes pour l’approvisionnement de l’armée, importation et exportation de bétail, etc.) et en poussant à la fondation des coopératives de laiteries, d'assurances, etc., en réorganisant le marché des semences, en subventionnant des revues techniques, etc.; au 31 décembre 1905, elle comptait 1.198 membres, un capital de 587.000 k. un fonds de réserve de 220.000 k.; le total de ses opérations a atteint 58 millions de k. en 1904. Les bénéfices sont répartis entre les actions de capital avec maximum de 5 p. 100et le surplus à chaque membre selon ses achats. — Il existe aussi une fédération des coopératives d'achat en Transylvanie, etc.

Industrie : ces coopératives d’ouvriers d'industrie sont intéressantes comme organisation (Rocquiny, p. 197-210), mais

1. D’après Annali del credilo et della previdenza, Bulletin de l'office des renseignements agricoles, 1906, p. 1383 et s.; La Hongrie rurale, p. 129 et 143. |

n’ont qu’une importance sociale restreinte : elles sont à peine une centaine avec environ 4.000 membres et ne doivent la vie et la continuation de leur existence qu'aux efforts de la Société centrale de crédit mutuel, qui leur donne le crédit (la plupart de ces coopératives d'achat, de production et de vente sont connexes à une coopérative de crédit), aux subventions du gouvernement, dont nous avons parlé, et surtout aux achats des ministèrés et administrations publiques (vêtements pour l’armée, fournitures militaires, mobilier et habillement des chemins de fer de l'État, etc.).

50 Les coopératives de consommation.

Ces coopératives, après avoir fait un certain progrès de 1899 à 1904, sont aujourd'hui dans un état stationnaire; le principal obstacle provient de la difficulté de trouver une bonne direction, et les vrais magyars sont rarement encore de bons commerçants; aussi y a-t-il chaque année un nombre assez grand de coopératives qui font de mauvaises affaires. Toutes ces coopératives, ou peu s’en faut, sont réparties entre deux unions.

1° « Hangya » (la fourmi), créée en 1898 par le comte Karolyi. Les règles imposées par cette fédération sont les suivantes : être contrôlé par la fédération ; faire ses achats par la fédération à prix égal; ne vendre qu'aux membres et au comptant ; donner un maximum de #4 à 5 p. 100 d’intérèt aux actions et distribuer les bénéfices d'abord à la réserve, puis aux membres selon leurs achats. La centrale fournissait en 1903 52 p. 100 des marchandises aux sociétés affiliées (4.703.000 k. sur 9.035.000 k.; en 1907, 48 p. 100 (12 millions de k. sur 25 millions). Voici, d’après M. de Balogh, directeur de l'Union, la statistique de celle-ci : |

Activité de la Hangya en 1900, 190%, 4907 ‘.

1900 1904 4907 - Nombre de sociétés fondées 153 561 950 , — — en activité. 122 485 ; 800.

— des membres... 22.000 87.000 125.000 Capital nominal. . . . . . . 122.000 k. 2.138.000 k. 3.000.000 k. PP VOlSÉ EUR ETES 367.000 k. 4.759.000 k. — HÉSCLVO 2-88 rm NU NES 31.000 Kk. 499.000 k. — BéhÉcemetEe Ne 57.000 k. 267.000 k. 480.000 k. Perte de certaines sociétés . » 23.000 k. 30.000 k. Chiffre d'affaires ,:: "00". 2.801.000 k. 13.351.000 K. 25.000.000 k.

2° « Union centrale des coopératives de consommation chré-

tiennes », fondée en 1899 par le comte Aladar Zichy. Son activité est analogue à celle de la Hangya.

Activité de l'Union centrale des coopératives chrétiennes ! en 190% et 1907.

4904 1907 NomDre Fe:SOCIÉÉÉS- ED An TRE 247 Re MOMDPES PAL ET Pen AT EN EU 56.000 CAP RE RES DR dure moe 976.000 k.

Vente de l'Union aux sociétés . . . . . . . 4.244.000 k. 1.983.000

3° Coopérative de consommation des employés des chemins de fer de l’État, fondée à Budapest en 1883.

4° Coopérative de consommation des fonctionnaires de l'État.

Cette Bibliographie n’a aucune prétention à être scientifique

et complète. Nous voulons donner seulement ici la liste des

principaux travaux traitant d’une partie importante des ques-

tions que nous étudions en ce volume, ceux où l’on peut

trouver les documents essentiels pour notre sujet ; encore ne

mentionnons-nous que ceux que nous avons pu consulter ; il enexiste d’autres, en langue magyare particulièrement.

Les publications, soit de moindre valeur, soit d’un intérèt limité à quelques parties accessoires ou moins importantes de notre sujet, sont citées en notes au bas des pages de ce volume, quand nous en avons fait usage. Ces citations complètent notre bibliographie sur les points spéciaux.

Nous n'avons pu indiquer un certain nombre de nos sources, quand nos renseignements provenaient de notre enquête sur place.

Cette liste n’a donc que la valeur d’un guide pratique pour qui voudrait étudier la littérature de notre sujet.

Publications de l'Office céntral de statistique du royaume de Hongrie, surtout les annuaires ‘statistiques hongrois, édition allemande depuis l’origine (1893) ; (annuaire de 1906 a paru en 1908) ; la Statistique agricole des pays de la sainte couronne hongroise de 1895 (4 volumes in-4, édition hongroise-allemande) ; le Dénombrement général de la population dans les pays de la sainte couronne hongroise en 1900 (10 volumes in-4°, édition hongroise-française, le dernier volume a paru en 1908).

Bibliographie des questions agraires et agricoles hongroises dans le 4 volume de la Landwirthschaftliche Statistik der Lünder der Ungarischen Krone dE 1895), IV® partie, Budapest, 4900, p. 146-234.

Collection des journaux : Budapesti Hirlap (Budapest, journal de la Coalition), Népszavu (Budapest, socialiste), Pester Llyod (Budapest, libéral), Neue freie Presse (Vienne, libéral), Arbeiler Zeilung (Vienne, socialiste), en particulier le numéro spécial du 23 septembre 1906 de la Népszava.

Berxar, directeur de la ligue agraire de Hongrie, Le développement économique el politique de la Hongrie, Revue économique Internationale, octobre 1905, p. 135-160,

Juzius Buxzec. Die Lage der ungarischen Landarbeiter Beiträge zur Social und wwrthschaftsgeschichte Ungarns) ; (Archiv. für sociale Gesetzgebung und Statistik de Braun, 47 vol. ; Leipsig, 1903) (hostile aux grands propriétaires). M

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lMRe FeRExcz1, Koalitionsrecht in Ungarn. Archiv für Sozialwissenschaft und Sozialpolitik, janvier 1908, p. 180-221.

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ALEXANDRE GARBAï. Taschenbuch für Baüarbeiter, 1907-1908, Budapest, 256 pages. (édité par le journal de la fédération des ouvriers du bâtiment).

RENÉ GONNARD. La Hongrie au XX siècle, in-12. Paris, 1908, 400 P.

D" Emrize Kux. Sozial historische Beiträge zur Landarbeiterfrage in Ungarn. Jena, Fischer, 1903 (Sammlung nationalükonomischerundstatistischer Abhandlungen des staatswissenschaftlichen Seminars zu Halle A. S.) (historique).

Louis Léopozn. La situation du paysan en Hongrie, in-8, Bruxelles 1905, 25 pages.

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— Le développement de la question des associations en Hongrie, Paris, 1904, 23 pages.

— Les problèmes agraires et la vie rurale en Hongrie, Revue économique internalionale, janvier 1905, p. 41-78. S

— Les sociétés coopératives de consommation en Hongrie, Paris, 1905, 15 pages, |

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Volksstimme-Kalender 1907, 133 pages. Budapest (édité par le journal du parti, Volksstimme).

Aus der Geschichte der ungarländischen Arbeiterbewegung (rapport

au congrès socialiste international d'Amsterdam), Budapest, 1904, 60 pages.

Protokoll des am 21. und 22. mai 1899, abgehaltenen ersten Landeskongress der ungarländischen Fachvereine und Geverkschaften, Budapest, 1899, 62 pages (édité par la librairie de la Nepszava).

Protokoll des IT. Kongresses der ungarländischen Fach und Bildungs- Vereine, Budapest 1902, 63 pages (édité par le conseil syndical).

Vus Vu :

Le Doyen, Lyon, le 7 janvier 1909:

Lyon, le 9 janvier 1909. Le Président de la thèse, FLURER. Emise Bouvier.

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