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Que faut-il donc? I] faut que les citoyens soient unis par les liens de la charité. Il faut qu'ils respectent, qu'ils aiment les personnes qui les gouvernent ; il faut qu'ils s’aiment les uns les autres, qu'ils s'entr'aident, que les plus fortunis Viennent au secours de ceux qui le sont moins, les plus instruit: cu secours des ignorants; il faut que ceux qui sont à la ti de tous les SrOUpes SC LAUX assistent de leur dévouc- ICE CCUX qui sont places au-dessous d'eux: il faut que tous aent l sentiment de la solidarité qui les unit ct fait de tou: un seul corps. Quand ce sentiment existe, tous les sacrifices. été les plus pénibles, deviennent faciles et doux.
Tous ceux qui se font gloire du Etre de chrétiens. pris individuellement ou groupés en soci#té, ne doivent pa: nu. rir des inimitiés et fomenter des jalousies entre les classes Seciales, mais au contraire favoriser la paix et la charité mutuelles,
Tous les hommes doivent s'aimer les uns les autres: ils doivent aimer les membres de leur famille, parce que cette tamille est l’œuvre de Dieu. parce qu'elle constitue une preere association qui est destinée à leur être utile,
Fntn ils doivent aimer tous les hommes qui composent l'humanité. N’ont-ils pas le même Père dans le ciel? Kt que demande un père, sinon que l'amour règne entre ses Fils?
Ne descendons-nous pas du même père sur la terre? fe qui que nous soyons, av : nous le droit de répudicr cette consanguinité adamique* uel que soit le nombre de générations qui les sépare de leur souche commune, n’est-ce pas le même sang qui coule dans les veines du riche et du pauvre, de l'ignorant et du savant? “Le sang d'Adam. disait Lacordaire, parle en nous plus haut que tous les titres; il nous couche à terre aux pieds du même patriarche comme aux pieds du même Dieu.”
Ne sommes-nous pas tous frères en Jésus Christ? Le Christ n'est-il pas venu reserrer les liens qui unissent les hommes au Créateur? Et comme il a désiré ardemment fon-
PA Poor I
En
der la charité sur les ruines de nos égoïismes! Avec quel accent d’'infinie tendresse il disait à ses Apôtres: “Mes enfants, aimez-vous les uns les autres.” A la dernière Cène, sur le point de quitter le faible troupeau qu'’allait disperser l'orage, avec quelle ferveur il disait: “O mon Père, faites qu'ils soient uns entre eux comme nous sommes un, vous ct moi." L'unité entre les hommes: voilà le vœu suprême du cœur qui nous a le plus aimés,