‹ La quintessence du socialisme (volume 2)Chapitre 87 sur 135 · CONGRÈS INTERNATIONAL DE LONDRES · texte numérisé non relu

CONGRÈS INTERNATIONAL DE LONDRES

Le Congrès international socialiste doit avoir lieu cette année à Londres, le 27 juillet et les cinq jours suivants.

Serwy donne lecture de l’ordre du jour.

Tous les groupes syndicaux doivent se faire représenter à ce Congrès. Le Parti ouvrier y sera représenté par un délégué.

Bertrand propose de charger le Conseil général de nommer des délégués ayant mission d’étudier les différents objets à l’ordre du jour et de rédiger un rapport qui serait soumis au Congrès. Il rappelle que les rapports de ce genre, notamment celui déposé par César de Paepe sur la Propriété collective ont été très utiles.

Vandervelde fait observer que ces rapports devront être moins des œuvres théoriaues que des propositions d’organisation pratique du parti socialiste.

Anseele estime qu’il y a encore des questions théoriques à discuter, notamment la question agraire. Il est d’avis qu’il faut défendre à ce sujet la théorie collectiviste et communiste.

Il y a aussi la question de la colonisation, de l’immixtion de la civilisation dans les pays neufs.

Germer (Anvers) estime que le Congrès devra s’attacher surtout à résoudre les questions pratiques, l’ordre du jour étant très chargé.

Hénault propose que l’on discute la question agraire ayant le Congrès de Londres.

Yandervelde. — Cette question a déjà été discutée par le Parti ouvrier. Les principes fondamentaux qui nous ont guidé sont l’atilrmation de 110s principes socialistes, mais avec cette réserve que nous sommes décidés à la réalisation progressive des réformes de nature à amélio-

rer le sort des classes laborieuses, tant agricoles qu’industrielles.

Le Président ramène la discussion sur la proposition ! de Bertrand :

Le Conseil général nommera un délégué chargé de faire rapport sur chacune des questions à l’ordre du jour.

Lemaire fils tient à prou-ver que le rapport des délégués devra être le reflet des décisions prises par le parti sur chacune des questions et non l’expression de l’opinion du délégué chargé du rapport.

Pelporte est également d’avis que les rapports doivent être l’expression de l’opinion générale des délégués, afin d’éviier que l’auteur d’un rapport ne soit, au vote, condamné par la délégation de sa nationalité.

Lemaire, fils, parle dans le même sens. Il est d’avis que sur chaque question une décision devrait être prise par le Conseil général avant que le délégué ne rédige son rapport, lequel devrait être dans ses conclusions conforme aux décisions prises.

Anseele propose que chaque groupe affilié au Parti ouvrier étudie les questions à l’ordre du jour du Congrès de Londres, dans le courant du mois d’avril et qu’il adresse son rapport au Conseil général.

Lemaire fils, pense que s’il n’y a pas désaccord sur la question agricole dans les principes, il peut y en avoir sur la tactique.

Il propose que chaque délégué conserve donc la liberté de voter suivant les opinions de son groupe sans être lié par le rapport du délégué du Conseil général.

Vandervelde. — Le Conseil général n’a pas d’opinion personnelle, il n’est que le reflet de l’opinion du parti. La proposition de Bertrand peut donc seule être mise aux voix.

La proposition Bertrand est mise aux voix, avec l’amendement d’Anseele et adoptée,après rejet de l’amendement de Hénault, consistant à faire faire, avant d’avoir consulté les Fédérations, un rapport par le Conseil général, et à le transmettre aux Syndicats avant le Congrès.

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