‹ La rabouilleuseChapitre 9 sur 11 · A MONSIEUR LE COMTE DE BRAMBOURG · texte numérisé non relu

A MONSIEUR LE COMTE DE BRAMBOURG

« Mon cher Philippe, tu n'as pas accordé le plus petit souvenir à ta mère en cinq ans ! Ce n'est pas bien. Tu devrais te rappeler un peu le passé, ne fût-ce qu'à cause de ton excellent frère. Aujourd'hui Joseph est dans le besoin, tandis que tu nages dans l'opulence; il travaille pendant que tu voles de fête en fête. Tu possèdes à toi seul la fortune de mon frère. Enfin tu aurais, à entendre le petit Borniche, deux cent mille livres de rente. Eh bien, viens voir Joseph ! Pendant ta visite, mets dans la tête de mort une vingtaine de billets de mille francs : tu nous les dois, Philippe; néanmoins ton frère se croira ton obligé, sans compter le plaisir que tu feras à ta mère.

« AGATHE BRIDAU, née ROUGET. »

Deux jours après, la servante apporta dans l'atelier, où la pauvre Agathe venait de déjeuner avec Joseph, la terrible lettre suivante :

« Ma chère mère, on n'épouse pas ]M"® Amélie de Soulanges en lui apportant des coquilles de noix, quand, sous le nom de comte de Brambourg, il y a celui de

« Votre fils

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