ACTE DEUXIÈME
fautes qu'il commet. En partant seul^ le premier, Max en a commis une. Je le tiens.
ROUGET
Tu le tiens ?
BRIDAU, appelant.
Védiel Védie !
Entre Kouski.
KOUSKI
Mon colonel, il n'y a pas de clef sur la porte de la remise.
ROUGET
Ah! la clef... la voilà!
BRIDAU
Inutile maintenant. Nous changeons de front. (a Kouski.) Toi, reste là.
Kouski et Borniche se rangent au fond. — Entre Védie. BRIDAU.
Védie, où est madame?
VÉDIE
Elle est partie.
Non.
VÉDIE
Si.
BRIDAU
Non, où est-elle ?
VÉDIE
Est-ce que je sais, moi I On ne me l'a pas donnée à garder. Et d'ailleurs je n'ai point à vous répondre, je ne vous connais pas.
BRIDAU
Bon, mais vous allez répondre à mon oncle. Demandez-lui où est Flore?
ROUGET
Où est Flore?
VÉDIE
Madame ne me dit point où elle va quand elle sort.
BRIDAU
Elle avait projeté de s'enfuir avec le beau Gilet. Nous sommes bien informés, vous voyez. Max est monté à cheval. Et vous avez menti en aflirmant que la rabouilleuse est partie en cabriolet. Elle est encore à Issoudun. Où se cache-t-elle ?
VÉDIE
Je n'en sais rien.
Vous ne voulez pas le dire ?
VÉDIE
Je ne le sais point.
BRIDAUj saisit sa canne.
Et je vais vous montrer, moi, que vous le savez.
VÉDIE
Monsieur... monsieur...
BRIDAU
Ah ! sacrée bourrique I si tu ne veux pas que je démolisse ta carcasse, tu vas parler. Où est madame ?
VÉDIE
Je ne sais pas.