‹ La Race Chevaline Percheronne Formation, Expansion et DébouchésChapitre 4 sur 33 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

L’Industrie chevaline française est loin d’être agonisantz comme bien des gens le pensent. Elle fournit chaque jour une démonstration éclatante de sa vitalité, de sa prospérité et de ses progrès.

Ce n'est pas une affirmation gratuite. La simple lecture des statistiques nous apprend que notre cavalerie était en 1913 de 3.213.000 têtes, en 1918 de 2.232.000 têtes, en 1928 de 2.936.020 téles. L'écart entre le recensement de 1928 et celui de 1915 n’est donc que de 277.000 unités, chiffre auquel il convient cependant d'ajouter les 105.000 chevaux des départements recouvrés.

En somme, à 280.000 unités près, nous possédons actuellement en France le même nombre de chevaux qu'il y a quinze ans, et, cependant l'emploi de la traction mécanique s’est, dans la même période, considérablement développé. L'automobile, nous en trouvons isi la preuve, n'a pas nui à notre élevage comme beaucoup l'avaient redouté. Sans prétendre que le rôle du cheval s’accrottra avec le développement de l'automobilisme comme il s’est amplifié parallèlement à celui des chemins de fer, le progrès de la traction mécanique ne comporte pas nécessairement une diminution de la traction hippomobile. Aux Etats-Unis, pays neuf il est vrai, il y avait en 1915, 25.000.000 de chevaux, en 1928, 28.000.000, ef dans ce pays il y a une automobile pour 6 habitants.

L'augmentation de la population chevaline en France

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