‹ La race sémitiqueChapitre 1 sur 246 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

AUGUSTE GHIO, ÉDITEUR PALAfS-ROVAL, 1, 3, 5, 7 et U, GALERIE D'ORLËANS

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AVANT -PROPOS

A MON FILS

n n'est que juste, cher Paul, que je te dédie cette étude ; tu m'as trop secondé dans mes recherches pour que ce témoignage de mon affection profonde pour toi ne te soit pas dû. Sans toi je n'aurais jamai» pu me procurer les nombreux ouvrages que j'ai été dans la nécessité de consulter, soit pour les réfuter, soit pour appuyer la vérité qui, ici comme toujours, est l'objet de ma plus constante tendresse. Rien n'est difficile comme de déraciner les erreurs, qui ne sont pas ainsi que le croit le vulgaire, l'apanage du Peuple, mais bien des savants. Le Peuple, ignorant de ce que les sots appellent la science, se fie à ce que les docteurs lui enseignent, sans avoir ni le temps, ni le moyen de contrôler la vérité ou le mensonge des assertions des classes qui passent pour être plus ins-» truites que lui, mais qui au fond n'en savent pas beaucoup plus, et n'ont de la science que la vaine appa-» ronce, absolument comme une ^tatuette de zino doré

JL MON FILS m

€ Les sciences ne poavaient guère être sans char-* latanerie. On veut faire recevoir ses opinions ; le doc^ tour profond veut régner seul. Chacun bâtit son sys* tème de physique, de métaphysique, de théologie scolastique, c*est à qui fera valoir sa marchandise. Vous avez des courtiers qui la vantent, des sots qui vous croient, des protecteurs qui vous appuient.

< Y a4-il une charlatanerie plus grande que de met* tre les mots à la place des choses, et de vouloir que les autres croient ce que vous ne croyez pas vous-? mêmes?

« L'un établit des tourbillons de matière subtile, rameuse, globuleuse, striée, cannelée» Tautre des élé« ments de matière qui ne sont point matière, et une harmonie préétablie qui fait que Thorloge du corps sonne Theure quand l'horloge de l'âme la montre par son aiguille. Ces chimères trouvent des partisans pen-r dant quelques années. Quand ces drogues sont passées de mode» de nouveaux énergumènes montent sur le théâtre ambulant; ils bannissent les germes du monde, ils disent que la mer a produit les montagnes, et que Ut hommes ont autrefois été poissons. . . ^ »

Ce pauvre M. d'Assier qui est convaincu qu*il descend d'une huître,' doit être désolé de n'avoir pas inventé la poudre.

De ce passage de Voltaire je serai bien obligé de conclure que le patriarche de Ferney, le commensal de Frédéric le Grand, l'auteur tant admiré de lapuceîle,

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