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Hérodote, l. IV, XLV

108 LÀ BACE SEMITIQUE

à ses descendants et avec les Autochtones ou Etéocrètes et des barbares venus des Migades ne formèrent plus qu'une nation*.

Dans rhistoire de Ténédos, nous retrouvons une réminiscence de rhistoire de Moïse :

« Cycnus, ayant écouté trop légèrement les calomnies que sa seconde femme lui débitait contre son fils, Ten-ferma dans im coffre qu'il fit jeter à la mer. Ce coffre fut porté par les flots dans l'isle de Ténédos *. Tennis, sauvé miraculeusement par la faveur de quelque Dieu, devint roi de cette môme isle» où la Justice et ses autres vertus le firent mettre au rang des Dieux. »

Ce Tennis aurait vécu du temps de la guerre de Troie.

Toutes les Cyclades furent peuplées par les Cretois ; plus tard elles devinrent la possession des Gariens qui à leur tour furent supplantés par les Grecs *.

Mais le triomphe de la colonisation hellénique est très certainement la conquête de T Asie-Mineure, car nous y trouvons Troie qui devait, de ses débris, fonder Rome, cette maîtresse du monde.

Les Ioniens bâtirent douze villes sur les côtes d'Asie :

« Conservant ainsi le môme nombre de divisions poli'^ tiques qui avait été établi naguère dans le Péloponèse *, » en souvenir probablement des douze tribus d'Israël.

De leur côté, les Eoliens fondèrent 30 villes dont la plus importante fut Gumes qui eut dans l'antiquité une renommée de niaiserie aussi méritée que celle que nous avons généreusement octroyée aux habitants de Falaise'.

Assos •, Colones, Elœa \ Pitape% -ffigae • et Temnos " étaient des colonies éoliennes.

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