Ch. IV
4 4 Foé Koué Ki (Abel Rémusat). Note 4 du ch. Xé
l'âge de la bage humaine 25
Assurément, ce roi de là science, Gaudama, n'était pas plus fou que nos savants ; seulement il avait parfaitement sondé l'esprit de la nation sur laquelle il comptait peser et imprimer ses doctrines, et il avait cru qu il pouvait lui faire digérer ses milliards d'années, tandis que nos savants ont pensé que les peuples Européens n'avaient pas l'estomac assez primitif pour supporter plus que 20 ou 50 mille ans ; au fond cela est absolument la môme chose, Phralaong, comme les philosophes de notre époque s'appuyait sur la science :
Avant d'avoir obtenu le suprême savoir, j'ai, pendant des générations sans nombre, parcouru un cercle toujours renouvelé d'existences et supporté la misère. Je vois cela maintenant distinctement I Je vois, en outre, comment je puis me soustraire aux entraves de Texistence, et m'affranchir de toutes les misères et calamités qui accompagnent la génération ; ma volonté est désormais ûxée sur le très désirable état du Neibban '. »
Comme nos savants, il conduisait à l'anéantissement final, puisque le Neibban n'est pas autre chose et que M. d'Assier a écrit :
« Les perspectives édéniques que notre imagination se plait à placer au terme de notre carrière, sont, suivant une expression bien connue, « le songe d'un homme éveillé*. »
if De ligno autem scientise boni et mali ne comedas, in quocumque enim die comederis ex eo, morte morieris^ », a dit la Bible.
Et afin de prouver combien cette grande parole de Moïse est vraie et irréfragable, les savants se sont euxmêmes, d'un bout du monde à l'autre, condamnés à l'anéantissement 1
Voici donc la question parfaitement posée : d'un côtéj
i. Vie ou légende de Gaudama, p. 96 <