Genèse, ch. XVII, 10, 11, i
fut aussi père de nombreux peuples, pour ne nous occuper que du fils béni d'Isaac, Jacob :
En choisissant Jacob pour père de son peuple, Dieu indique clairement, quïl repousse tout droit de primogéniture et qu'il met au-dessus de la forme matérielle, la grandeur de Tîntelligence, puisque Esaû était, sous le rapport physique, supérieur à son frôre, mais bien au-dessous de lui, en ce qui concerne les dons de Tâme. Aussi, est-ce par l'intelligence crue la race de Jacob arrivera à dominer le monde, après ravoir peuplé, civilisé et transformé.
Les enfants de Jacob, nous voulons dire les Hébreux, restèrent 430 ans en Egypte, pour, delà, s'élancer sur les pas de Moïse, de Cadmus, de Danaûs et autres à la recherche de terres, où ils puissent établir leurs familles et se multiplier à Taise, afin d'accomplir la grande promesse de Dieu à Abraham.
Nous verrons une partie des descendants de Sem, se séparant du groupe principal que Moïse conduisait en Judée ^ aller sous l'aide de Cadmus, peupler la Phénicie, la Béotie, l'île de Rhodes, Carthage, l'Ibérie et une infinité d'autres pays, dont les principaux sont à coup sûr la Crète et l'Arianie.
Une autre portion ira de son côté, conduite par Danaiîs, coloniser les îles de la mer intérieure, la Grèce, l'Italie et l'Asie Mineure.
La portion dissidente des hébreux qui se sépara de Moïse pour aller sous la direction de Cadmus peui)ler la Phénicie * , prit- elle le chemin de la mer intérieure, comme semble l'avoir fait le groupe qui partit sous la conduite de Danaûs, ou franchit-elle la mer Rouge avec la masse des Hébreux ? Deux passages d'Hérodote nous forcent à accepter cette dernière version :
1 . En ce qui concerne Moïse et le principal groupe des hébreux, nous renverrons le lecteur au Droit divin de la démocrcUie, où nous avons traité de l'origine, des lois et des mœurs de ce peuple.
2. La Phénicie est appelée ainsi, de la quantité de palmiers qu'elle produit. Diodore, 1. III, XXI.
LES PHENICIENS 65
c Ils (les Perses) disent que ceux-ci (les Phéniciens) élant venus des bouts de la mer Erythrée, sur les côtes de la nôtre, ils entreprirent de longs voyages sur mer, aussitôt après s'être établis dans le pays qu'ils habitent encore aujourd'hui " . »
• Le nombre des Trirèmes montait à douze cent sept. Voici les nations qui les avaient fournies. Les Phéniciens et les Syriens de la Palestine (les hébreux) en avaient donné trois cents. Ces peuples portaient des casques à peu nrès semblables à ceux des grecs, des cuirasses de Un, aes javelots, et des boucliers dont le bord n'était pas garni de fer. Les Phéniciens habitaient les bords de la mer Erythrée^ comme ils le disent eux-mêmes; mais étant passés de là sur les côtes de la Syrie, ils s'y établirent. Cette partie de la Syrie, avec tout le pays qui s'étend jusqu'aux frontières d'Egypte, s'appelle Palestine*. «
Or, chacun sait que les anciens donnaient le nom d'Eruthrè * au golfe que nous appelons aujourd'hui mer Rouge. On comprend.facilement pourquoi l'on a retrouvé chez les phéniciens la langue hébraïque dans toute son intégrité puisque limitrophes des hébreux, ils ne s'en étaient pour ainsi dire séparés que politiquement et religieu-