‹ La race sémitiqueChapitre 76 sur 246 · Popol Vuh, introduction, p. VlII · texte numérisé non relu

Popol Vuh, introduction, p. VlII

5. La population de l'Amérique n'étaient encore que de 35,000,0(MI d'habitants ea 1820. (De Humboldt). 7

74 LA RAOK SÉMITIQUE

Au reste les américains primitifs étaient convaincus qu'ils n'étaient pas issus du pays qu'ils habitaient ; mais qu'ils étaient venus, à travers la mer de l'Orient ^ ; or, l'Orient pour eux, était l'Europe et l'Afrique ; et chose curieuse ils avaient comme un nuageux souvenir d'avoir passé dans les temps anciens» à travers une mer dont les flots s'étaient écartés de droite et de gauche. Ils croyaient aussi que dans le principe, ils n'avaient eu qu'une langue unique, et se rappelaient vaguement du déluge.

Il est certain que plusieurs mots de la langue Quichée viennent de l'hébreu ; pour n'en prendre que deux : Cor qui d'après M. de Bourbourg se retrouve dans une infinité de noms de ville, vient de l'hébreu Cara dresser des embûches : et Macar n'est évidemment que le Melcari phénicien.

Dans la langue usuelle, Cariloony qui signifie frétiller impudiquement, vient de Cara, danser.

Le mot Varvar, Quiche, vient du Phénicien Barbar, berbère y qui dérive de l'hébreu j&af fils et £aar renverser. Maintenant, toutes ces analogies sont elles assez probantes pour établir irréfutablement que les américains primitifs, étaient une colonie de phéniciens? nous en laisserons le lecteur juge. Gela serait certain, si l'on ne savait, de reste, que les Chinois, colonie Egyptienne, étaient passés en Amérique par le détroit de Behring : il est bien évident que dans les coutumes de l'ancien continent retrouvées en Amérique quelques unes semblent avoir été transportées par les chinois, notamment, les îles flottantes et les pyramides ; mais d'un autre côté les sacrifices humains, le langage phonétique, devaient venir des phéni* ciens. Ce qui est plus que probable, c'est que 1 Amérique a été peuplée de deux côtés, d'abord à lorient par les noirs de la Chine, et ensuite à l'occident par les blancs de laPhénicie ; et le mélange des deux races aura produit, cette race métisse américaine, qui n'est ni noire, ni blanche. Les Quiches se souviennent en effet que

!• Popol Vuh. 2" partie, çh, III et VU.

LB8 PHiNIGIBNS 75

dans le principe il y avait ohee eux des noirs et des blancs; et ils conviennent que TÂmérique était delà peuplée lors de leur arrivée \ ce qui indiquerait que les Chinois avaient précédé les Phéniciens. C'est logique, puisque Ifi conquête de Tlnde et de TAi^ie orientale par âésostris a précédé le dépari des Hébreux de l'Egypte. C'est aussi pour la même cause que nous verrons Bacchus, retrouver les noirs sur les hords de llndus.

Quoi qu'il en eoit c Les premiers renseignements étaient dus aux Phéniciens oui, maîtres de la meilleure partie de ribérie et de la Lyl)ie, dès avant l'époque d'Homère, demeurèrent en possession de ces contrées jusqu'à la destruction de leur empire '. »

Les Phéniciens donnèrent à la Péninsule le nom d'Ibé^ rie, A'Ibri, hébreux'. Il est certain que c'est eux aussi qui donnèrent ce nom à l'Ibérie du Caucase.

On retrouve, en e£Fet, dans ce pays, la division en trois classes, pasteurs, artisans et laboureurs, non compris les prêtres et les soldats, que les Hébreux avaient connue en Egypte et qu'ils ont portée en Crète et en Ârianie *.

Plus tard les Carthaginois vinrent à leur tour coloniser cette partie de l'Europe où ils fondèrent Carthage-la- Neuve (Carthagène) ^ ; dont les mines d'argent étaient d'une grande richesse.

Comme ils étaient de la race des compagnons de Cadmus*, c'est-à-dire Hébreux, ils ne firent qu affirmer la

Page 1