Strabon, 1. III, cb. IV
B. Diodore, 1. V, XXV.
76 LÀ RAGB SÉMITIQUE
domination des enfants de Ja<cob. Ils étaient avares et besoigneux, aussi, exploitèrent-ils, avec âpreté, les mines de métaux précieux qui se trouvent dans la péninsule, et qu'avaient ouvertes les Phéniciens ; ce qui leur Eermit d'équiper ces flottes formidablds et ces nomreuses armées de mercenaires, si longtemps la terreur des romains et qui un instant firent chanceler leur empire.
Quand plus tard, ces derniers, vainqueurs des Phéniciens de Garthage, s'emparèrent à leur tour de llbérie, c! était encore une branche de la grande famille Sémitique, qui étendait sa domination sur ces riches provinces ^ : c'était une guerre de famille % puisque les Romains, ainsi que nous le verrons plus loin, descendaient par les Troyens de Dardanus, fondateur de cette ville, de la souche hébraïque.
Un des traits caractéristiques de la descendance d'Abraham, et qui fait sa supériorité sur toutes les autres races, c'est d'être littéraire ; partout où elle a porté ses pas harmonieux, elle a mèlé« au cri des combats, qu'elle aime tant aussi, ses hymnes, ses poèmes.
C'est la race épique de notre planète; écoutez-la chanter. En Grèce, en Judée, au pied du mont Mérou, à Sidon, à Garthage, comme en Ibérie, soit que sa voix grave et méditative oifre ses vœux et ses prières au grand Jéovah de Jérusalem, soit qu'au bord de l'Indus, dans des cantiques voluptueux, comme un sourire de jeune femme, elle invoque Indra pour qu'il lui rende favorables les troupeaux célestes, soit que sous le soleil brûlant de la Grèce et de l'Asie Mineure, elle module des accents passionnésenl'honneurdes dieux deFOlympe qu'elle avait ravis aux rêves égyptiens pendant son séjour dans ce pays , ou bien que dans les champs du Latium,elle pleure