‹ La Radioscopie en ReliefChapitre 25 sur 52 · E —E D EE D · texte numérisé non relu

E —E D EE D

APS Le <X<— E+E. 2 E—E’ 2

Il est à noter que pour cet intervalle privilégié, le

relief augmente.

Variations de la distance des perspectives.

Un plan de front est transformé en un plan de front. Les figures dans les plans ne sont plus identiques, mais si les perspectives ont été rapprochées ou éloignées, symétriquement, par rapport à R, elles sont les projections l’une de l’autre par rapport à ce point dans les plans correspondants.

Soit A la valeur de l'éloignement algébrique des PÉTÉOeCUYE, on trouve facilement : |

D Ax+D/2(A+2E) 2 (2E—A)x—AD/2 On a immédiatement le tableau de variation de y? quand x varie de o à Pinfini

> +infini

Re > D/2 A+2E D EFA Du: A D A 2 ÉA D a:

Mais il ne suffit pas que x soit entre o et l'infini, il faut encore que les valeurs correspondantes de y’ soient en même temps entre o et l’infini.

- Or on a :

APR y =0 pour x = — — et y —linfini pour PR < A D - x” — AE 2E—A 2.

Il faut donc classer les valeurs x’ et x” par rapport à o et linfini suivant les valeurs de A, les classer lune par rapport à l'autre et connaître le sens . variations de y’.

SRE À Eos

On en vient ainsi au tableau suivant :

A |—infini,—2# =: O0 :+2E ,+infini X EPA = O0 fini =D =D D DO oobu D a ….

# décroissante.

On en tire immédiatement les conclusions suivantes :

Ceci revient à rapprocher les perspectives de plus du double de la distance des points de vue.

Le problème est impossible.

Ici, l’on rapproche encore les perspectives, mais de moins du double de la distance des points de vue.

Seules conviennent les valeurs de x telles que

Dre | De 2 À

L'image pseudoscopique de x se trouve tout entière

entre les plans de coordonnées.

A+2E D ÿ— - et y=0.

- Notons le gros intérêt de cette transformation. C’est

dans cette région que nous aurons les déformations minimum.

Ceci revient à éloigner les perspectives de moins du double de la distance des points de vue.

RO

Seules sont acceptables les valeurs de x telles que : A D'3 —— — <X.

2E—A 2 45 2E<A. Si l’on éloigne de plus du double de la distance des points de vue les perspectives, il est impossible d’avoir aucune image recevable.

Remarques. — Nous avons dit dans le 1° que le problème était impossible. Ce n’est pas tout à fait exact. L'étude géométrique montre qu’il existe un

“petit intervalle tel que x est situé entre les points de vue et le plan médiateur U (des plans du tableau et de 00’). Pratiquement cela n'offre aucun intérêt.

Au contraire, on peut noter qu’il est possible dans le 2° de considérer les x négatifs tels que l’on ait cependant x”<x.

L'étude géométrique nous montrerait en effet que x” est toujours entre U et les points de vue et nous savons que son image est à l’infini. Donc il est permis de mettre comme condition

PSEUDOSCOPIE PHYSIOLOGIQUE

Conditions de possibilité de la pseudoscopie.

« La pseudoscopie, dit Bouasse, n’a aucun séns, ne serait-ce qu'en raison de l’espace infini qui est derrière le corps et qu’on ne peut ramener en avant ».

« L’affirmation de M. Bouasse, dit au contraire Hasselwander, pour définitive qu’elle soit, est peutêtre un peu hâtive. Si la stéréoscopie la plus communément employée et la plus connue est la stéréoscopie photographique, il existe aussi une stéréoscopie radiologique dont l'intérêt n’est certainement pas moindre, quoique n'étant connue et appréciée que de quelques initiés. Si, en radiostéréoscopie, on préfère habituellement le point devue orthoscopique, les meilleurs auteurs recommandent de ne pas négliger le point de vue pseudoscopique ».

Et en effet, il est inutile et inintéressant d'essayer de renverser le relief d’un couple photographique ordinaire. En admettant que la fusion soit possible, on aura la vision d’une empreinte déformée de .l'objet. Ainsi, un livre placé contre un mur plan nous apparaîtra pseudoscopiquement comme le moule du uvre enfoncé dans la muraille et, comme l’affirme Bouasse, nous nous refusons à fusionner et à interpréter de pareilles absurdités.

Et, dans le cas où l’on essaie de regarder pseudoscopiquement des couples photographiques, l’expé-

rience réussit généralement assez mal, l'illusion étant détruite par la connaissance que nous avons de la. forme des objets. =

Il est plus commode de regarder pseudoscopiquement un objet réel. Pour cela, on utilise deux prismes rectangles enfermés dans deux tubes, de manière que leurs hypothénuses soient parallèles à l'axe de ces tubes. Ceux-ci sont respectivement mobiles autour de leur axe et autour d’un axe perpendiculaire au plan de visée. On peut ainsi amener en coïncidence les images de lobjet. :

Les objets dont on veut renverser le relief doivent être placés librement dans l’espace, de manière qu’il n’y ait pas d’ombres portées détruisant l'illusion. L'expérience réussit bien avec une éprouvette graduée, les divisions paraissent en arrière, si elles sont effectivement en avant. On peut aussi employer des fils verticaux placés à différentes distances de l'observateur: |

On conçoit en effet qu’on puisse renverser le relief d'objets transparents : le plan le plus postérieur, aperçu à travers les plans plus rapprochés, va tout simplement- devenir antérieur et vice-versa.

S'il est possible de renverser le relief des objets transparents dépourvu d’ombres portées, on en déduit immédiatement qu’il est possible de renverser le relief d’un couple stéréo-radiologique.

Les images radiologiques sont en effet celles de corps vus par transparence et sont dépourvues d’ombres portées. Une image radiologique est en effet une perspective conique obtenue par la superposition

des ombres plus ou moins transparentes des plans de lobjet à examiner.

Ainsi, pour prendre un exemple, à l'examen radioscopique du thorax en postéro-antérieure, nous voyons aussi bien les premiers plans projetés (région de la colonne dorsale) que les derniers (plastron sterno-costal).

I n’est donc pas besoin de plus longues explications pour montrer que l’on se trouve dans. les conditions de possibilité d’obtention du pseudo-relief, aussi bien en stéréoradioscopie qu’en stéréoradiographie : pas d’ombres portées, transparence de l’objet examiné. +

Désormais, nous n'avons plus en vue dans ce travail que la pseudoscopie radiologique.

Intérêt de la pseudoscopie radiologique.

Nous pouvons chercher maintenant l'explication de lassertion de Hasselwander. re

Dans une image radioscopique, en effet, les plans les plus éloignés de l'écran sont ceux qui donnent l’image la moins nette.

Au contraire, c’est un fait d'expérience que les plans les plus rapprochés de l’écran donnent une image plus nette.

Mais si nous examinons l’image orthoscopique, nous voyons comme plus rapprochées de nous les parties de l’objet qui sont au contraire les plus éloignées de l’écran. Nous obtenons une image de qualité moindre. Au contraire, en pseudoscopie, ce sont les plans les plus rapprochés de lécran que

HOSOTTE 4

nous voyons au premier plan, ce sont aussi les plus ‘ nets. Nous aurons donc un relief des premiers plans d’une qualité meilleure.

Lois physiologiques de la pseudoscopie.

‘Comme le dit Hasselwander, l’image pseudoscopique a, en radiologie, des avantages que n’a pas l’image orthoscopique.

À la pseudoscopie s'applique tout ce qui a été dit à propos de la stéréoscopie sur la latitude de reconstitution et sur la dissociation du relief et de la position absolue. Comme le dit Bouasse, notre œil est tolérant et nous aide en définitive à voir ce que nous voulons voir, des objets reconnaissables. ;

Supposons en effet un objet dont le plan antérieur a une abscisse négative. Alsébriquement, la partie d’abscisse négative de la figure devrait donner par pseudoscopie simple une figure inutilisable par lexistence d’une discontinuité pour x = o (la partie négative de la figure passant derrière le plan des points de vue comme on le calculerait facilement).

En réalité. l’image pseudoscopique reste continue : notre œil a fusionné les lignes divergentes. Ceci revient, si l'on veut- analyser le résultat de l’opération, à un rapprochement virtuel des perspectives que par sa divergence notre œil a effectué.

Nous avons vu que par rapprochement des perspectives, nous rapprochons les images pseudoscopiques et les mettons dans les régions de déformation minimum. Par cette opération, nous cherchons à nous placer dans les conditions d’observation les meil-

ET ve

leures. C’est l'opération que nos yeux effectuent d'eux-mêmes. Non seulement notre œil est tolérant, tolérance dont la cause principale est l'ignorance de la forme exacte des objets, mais éncore ‘il s’efforce d’assembler les perspectives, de manière à nous restituer dans les meilleures conditions un objet reconnaissable,

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