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PROCEDE DE LAMBERT

Recherches préliminaires.

Reprenant à Nancy les travaux de Guilloz, sur la stéréoradioscopie, Lambert se préoccupe tout d’abord dé vérifier expérimentalement les meilleures conditions géométrique et physiologique pour obtenir une

sensation de relief correcte et identique à celle de.

l'objet réel. Il est alors amené à utiliser deux dis-

ques stéréoscopiques synchrones : l’un opaque aux.

rayons X, l’autre opaque à la lumière.

Contrairement à l’opinion des auteurs de langue allemande, il trouve avantage à substituer à leur liai-

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son mécanique l’entraînement par deux moteurs synchrones. Ces moteurs doivent avoir un dispositif permettant Pocclusion périodique d’un des yeux simul-

tanément à l’une ou l’autre des deux sources.

Une telle méthode peut s'appliquer aux dispositifs

utilisant la bobine d’induction à condition de suppri-

mer les battements optiques par la synchronisation rigoureuse des interrupteurs électriques et des occultations des disques stroboscopiques. -

Elle est applicable immédiatement aux appareillages à contact tournant redressant le courant alternatif à haute tension d’un transformateur.

Mais sa réalisation la plus simple est le montage en opposition de deux tubes Coolidge à radiateur utilisant les deux alternances, ce qui conduit à la suppression du disque radio-opaque.

Et, sur les données de Lambert, Gaïffe construit en 1925 deux appareils de stéréoscopie dont l’un est mis en essai la même année dans le Service du Docteur Belot, à l'Hôpital Saint-Louis à Paris.

L'appareil de Lambert.

Cet appareil fonctionnant sur courant alternatif, se compose de deux ampoules Coolidge à radiateur (du type Baby-Coolidge) montées en opposition.

Les deux focus sont distants d’environ 11 cm.

Grâce à un système de bras articulés, il existe toujours la même distance entre les ampoules et l’écran

qu'entre l’écran et le système d’observation.

« Ce dispositif était constitué, nous a dit le Docteur. Bardy de Clermont-Ferrand, par une plaque mé-

tallique percée de deux trous à la distanec inter- /pupillaire. Un disque métallique percé d’une seule ouverture obturait alternativement chacun des deux yeux. Ce disque était entraîné par un moteur synchrone à lancement manuel (ce qui n’était pas toujours très commode). Un dispositif analogue à celui de la mise en phase des contacts tournants permettait d’accrocher les moteurs, soit sur une phase, soit sur l’autre, ce qui permettait soit la vision directe, soit la vision pseudoscopique. 2

Les déplacements de l’ensemble n’avaient lieu que dans le sens vertical. On ne pouvait examiner qu’un sujet debout ou assis.

Résultats des essais.

Les résultats des essais de l’appareil sont consignés dans la très intéressante thèse de Talon : :

« L'examen du système osseux a montré ce dernier avec tout le relief désirable. Bien que jusqu’à présent l’intensité ait été insuffisante, même les parties profondes du squelette sont apparues avec un relief net. ; L'examen des champs pulmonaires, au contraire, a donné des résultats peu favorables. Des ombres anormales, des ganglions calcifiés ne sont pas apparus avec la netteté ni le relief que l’on avait espéré. Dans l’état actuel de l’appareillage il semble difficile de bien situer des lésions disséminées dans les poumons.

L'examen de la région cardiaque a fourni pour sa part des résultats satisfaisants ».

On ne voit cependant pas le cœur avec son véri-

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