‹ La Radioscopie en ReliefChapitre 5 sur 52 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

De nombreux essais infructueux ont été tentés en vue de réaliser la radioscopie en relief. Et, jusqu’à présent, il n'existait aucun appareil vraiment pratique permettant la diffusion de la stéréoradioscopie.

C’est seulement en 1939 que le Docteur Bardon, de Montceau-les-Mines, après de patientes et tenaces recherches, arriva à réaliser un appareil d'expérience donnant toute satisfaction. La construction d’un prototype sur ses indications fut décidée à ce moment et réalisée aussitôt par les Etablissements Massiot, en collaboration avec les Etablissement Saint-Chamond- Granat. z

Ce prototype fut utilisé à l'extraction des projectiles avec un plein succès à l’ambulance chirurgicale d'armée. n° 233, par notre Maître, le Professeur Wil- Jlemin, qui en codifia la technique d'utilisation.

Nous allons décrire cet appareil et en relater les essais, mais auparavant, afin de permettre d’apprécier l’appareillage et les résultats obtenus à leur juste . valeur, il importe de connaître au moins sommairement la théorie de la stéréoscopie et les nombreux essais qui ont précédé la très remarquable réussite actuelle.

PHFos es -

Nous rappelons dans la première partie, aussi brièvement, mais aussi complètement que possible, les notions théoriques utiles de stéréoscopie. La partie

- physiologique attira plus spécialement notre attention, ainsi que l’étude de la pseudoscopie, étude capi-.

tale pour bien comprendre la radioscopie en relief mais qui n’a jamais été qu’effleurée.

Dans la deuxième partie, nous verrons les essais :

antérieurs. Cette étude historique nous fera connaître les causes d’échecs. Les différents auteurs avouent d’ailleurs parfois les inconvénients de leurs appareils, ou leurs recherches ultérieures les font deviner. Quoi qu’il en soit, aucun des procédés antérieurs n'a sub-

sisté.

Si cela augmente la valeur de la pleine réussite -

obtenue par le Docteur Bardon, cela n’ôte rien à celle des recherches, malheureusement infructueuses, entreprises par ses devanciers. A

Dans une troisième partie, nous verrons enfin la description de lappareil conçu par le Docteur Bar-

don, les essais qui en ont été faits par le Professeur

Willemin, et les conclusions pratiques au point de vue chirurgie de guerre que l’on peut en tirer.

Page 1