CONCLUSIONS
L'idée de la radioscopie en relief suit de très près la découverte de Roentgen. |
Les premiers chercheurs ont le grand mérite de créer des prototypes extrêmement ingénieux, tout à “fait remarquables, eu égard à limperfection du matériel dont ils disposent.
D’autres essais sont tentés beaucoup plus tard,
mais tous ces appareils ne peuvent gagner un emploi clinique du fait de l'insuffisance de la qualité du relief et du manque de luminosité.
En 1939, les progrès de la technique permettent au docteur Bardon de faire construire, sur ses indications, un sféréoradioscope comportant une cuve à deux ampoules en opposition (dérivée de la cuve Transfoléix Massiot) et un viseur synchrone (des Etablissements Saint-Chamond-Granat).
Ce dispositif, qui donne un relief saisissant et dépourvu de tout battement, est prévu dès avant la guerre pour un but bien défini : adaptation à la table radio-chirurgicale des formations sanitaires en vue de l'extraction ultra-rapide des projectiles des membres.
Le prototype est expérimenté avec succès pendant
cette guerre par les docteurs Willemin et Lubin, qui
décrivent une technique opératoire précise :.
1° Temps de repérage et de localisation en radioscopie plane.
2° Temps chirurgical. Voie d’accès.
3° Temps très court de radioscopie en relief permettant de saisir l’éclat en quelques secondes.
Il n’est pas douteux que de tels résultats doivent trouver leur application en pratique médico-chirurgicale courante. Mais étendre d’emblée ses indi-
cations, quitter le plan de la chirurgie de guerre pour
lequel il était conçu, c’est mettre en lumière les quel-
ques insuffisances du dispositif en son état actuel. C'est en même temps montrer le chemin des amé-
liorations techniques qui combleront ces insuffisances.
Vu : Vu :
Le Doyen. Le Président de la Thèse, Jean LÉPINE PONTHUS.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 2 Décembre 1941.
Le Recteur. Président du Conseil de l'Université,