TRAITEMENT A LA PÉRIODE DES SÉQUELLES
a) Agents modificateurs du tissu nerveux.
Les ondes courtes en applications transcérébrales à faible puissance avec une augmentation de durée très progressive ont donné des résultats très encourageants. L'amélioration la plus marquée est surtout au point de vue vascularisation. Le réchauffement des membres paralysés étant notable et parfois assez durable, Malheureusement le pronostic n’est guère
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modifié, et l’état du malade finit par rester stationnaire, malgré les séances répétées.
L’ionisation transcérébrale de calcium, suivant la méthode de Bourguignon et de ses élèves, avec prise de calcium « per os », dans les hémiplégies avec contracture, semble influencer: de même les centres cérébraux.
Certains thérapeutes ont essayé d’associer entre elles ces deux méthodes, ondes courtes et ionisation et ont eu, semble-t-il, des résultats plus complets.
Des hémiplégies ont été traitées, d’autre part, par la d’Arsonvalisation avec des effluves à très haute tension et des électrodes à brosse.
b) Action sur les éléments périphériques, muscles et nerfs paralysée.
Une fois traité le foyer encéphalique, c’est à ses conséquences à distance qu’il faut essayer de remédiere
Pour agir sur les troubles vaso-moteurs, on emploie les bains de lumière, l’étincelage statique ou de haute fréquence qui agissent par leur effet de révulsion douce. Les massages, la thermo-thérapie (bains chauds), faits localement, rendent un peu de souplesse aux membres paralysés. La mécanothérapie, d'autre part tente la rééducation des mouvements.
Mais la thérapeutique la meilleure est constituée essentiellement par : la galvanisation, la diathermie,
les ondes courtes en « bains » généraux, la faradisa-
tion.
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Les trois premières ont une excellente influence trophique, elles améliorent la température locale, lirrigation et la nutrition des muscles atteints et qui sont en contracture progressive.
La faradisation est accusée par certains auteurs, comme les massages, du reste, de favoriser l’apparition de la spasmodicité. On s’en abstient, en général, pendant les premières semaines et on ne les emploie que prudemment; toutefois, lorsque les contractures sont établies, on peut très bien l’appliquer aux muscles antagonistes.
c) Résultats.
Il est évident que les résultats des traitements étioiogiques de l’hémiplégie sont médiocres, sauf comme nous l’avons indiqué, pour certaines syphilis, ou pour des esquilles osseuses, suite de traumatisme, pour des abcés ou tumeurs, radicalement enlevés, et qui ont tous un caractère d’urgence chirurgicale.
Quant aux sequelles, qui nous intéressent, au premier chef, et dont le traitement fait l’objet de ce travail, il est bien certain que toutes les méthodes de physiothérapie en soi sont excellentes et que les malades ne peuvent que béneficier de ces divers traitements judicieusement conduits.
Les troubles trophiques en particulier, si fréquents, sont heureusement influencés par les méthodes locales.
Les autres thérapeutiques qui ont fait un gros pro-
grès sur les précédentes en portant « in loco dolenti »
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l'agent modificateur, sont beaucoup plus intéressantes.
L’ionisation en particulier, semblerait avoir, jusqu’à présent obtenu les meilieurs résultats.
Notre stage dans le service du Docteur Bourguignon, nous a permis de bien nous mettre au courant de la méthode. Et nous avons pu voir des améliorations, se manifestant surtout par une sédation des contractures et des phénomènes douloureux. Les cas les plus favorables étant ceux dont la lésion est basse (pédoncule, protubérance ou bulbe). Mais au total, les résultats obtenus sont inconstants. Nous citerons à ce sujet l’appréciation de Zimmern et Chavanvy.
« De notre expérience personnelle, nous pouvons conclure que, si certains malades paraissent réellement améliorés, d’autres ne tirent aucun bénéfice de l'emploi de la méthode. Dans les cas heureux, peutêtre ne faut-il pas négliger la part qui revient à la rééducation : il faut se rappeler en effet que tout hémiplégique dont on s'occupe activement, qu'on ne laisse pas confiné au lit, qu’on fait lever, qu’on fait marcher, dont on masse les muscles, et dont on mobilise les articulations, récupére ordinairement, dans ses membres inertes, un certain nombre de mouve-
ments jusque là impossibles. »
Un agent thérapeutique qui, possédant une action modificatrice sur les tissus pathologiques, permettrait la restitution fonctionnelle des neurones que le processus lésionnel n’a pas irrémédiablement détruits, serait donc d’un intérêt considérable. Nous estimens
que la radiothérapie répond à ces conditions.