EURE
Antécédents :
En 1919, âgée de 29 ans, semble avoir eu une hémiplégie du côté gauche qui a rétrocédé en 3 ou 4 jours. Céphalées fréquentes.
Régles très douloureuses.
Crise de rhumatisme vers l’âge de 12 ans, il est difficile de préciser s’il s’agit de R. A. A.
A eu 3 enfants : 1 fille de 21 ans; dans un sanatorium. 2 autres en bonne santé.
2 fausses couches avant le 3° enfant.
Examen clinique :
Hémiplégie gauche spasmodique : surtout marquée au M. S. : doigts en griffe, flexion de l’avant bras sur le bras, moins marquée au M. I.
Reflexes exagérés aux 2 membres :
Stylo-radial : très vif et olécranien vif.
Rotulien : vif et prolongé.
Achilléen : provoque un clonus.
Clonus du pied et de la rotule.
Babinski en extension.
Pas de trouble de la sensibilité superficielle et profonde (à part un léger trouble semble-t-il de la perception de la chaleur.)
Hémiparésie faciale gauche à type central.
Autres appareils :
Cœur un peu mou, pas de bruit de galop, T. A. : 9,1/2 - /6.
Examens de laboratoire :
B. W. dans le sang (méd. traitant et hôpital)
négatifs.
Urée’”: 0,28:
B. W. dans le L. C. R. : négatif.
Albe dans les ACER 20022; Ortho-diagramme du cœur : normal.
Donc hémiplégie datant de deux mois, sans aucune régression depuis son entrée à l’hôpital.
Radiothérapie : 1" séance le 9 Mai, 6 séances, jusqu’au 29 Juin.
Dès la 2° séance, la malade se sent plus légère, la main s'ouvre seule et est moins rigide, de même ane plus chaude.
A la fin de la série, la main s'ouvre bien, la contracture existe toujours mais moins marquée. La malade vient seule à la radiothérapie, en fauchant et en s’aidant d’une canne.
Les reflexes sont toujours vifs, mais le clonus du pied et de la rotule a disparu.
La T: A. remonte. un peu : 11/6; 1/2.
A la fin Juillet, la malade marche bien sans trop de fatigue, elle fauche très légèrement, sa main est beaucoup plus souple et elle peut faire quelques mouvements du bras, mais la force de préhension est presque inexistante, (On remarquera que le M. S$. était le plus touché.)
OBSERVATION VII. —— Mme S.., 40 ans. (Service du Dr CHIRAY).
Entrée à Bichat le 2 Mars 1936 pour ictus brutal survenu le 1* Mars : chute en se levant du lit.
Hémiplégie droite, parésie faciale légère à gauche sans aphasie mais anarthrie.
Antécédents :
Bien portante auparavant; rien à signaler sauf une maladie de Recklinghausen depuis la naissance,
Examen clinique :
Dès les premiers mots échangés avec la malade, ce qui frappe tout d’abord c’est son émotivité, tendance au rire et au pleurer spasmodique.
La parésie faciale gauche à type central est très nette : pli naso-jugual effacé, aspect lisse de la peau dans la moitié inférieure de la face. D’autre part, anarthrie très prononcée, certains mots sont même imprononçables.
Paralysie spasmodique complète du côté droit : contracture de tout le territoire, en flexion au M. $., en extension au M. I.
Reflexes vifs du côté droit et prolongés, ébauche de trépidation épileptoïde du pied.
Clonus de la rotule.
Reflexe cutané plantaire : léger signe de l’éventail.
Pas de troubles de la sensibilité, pas de troubles sphincteriens.
Autres appareils :
R. à S., par d’Argyll; cependant le cœur est irrégulier, arythmique : léger souffle présystolique à la pointe dédoublement du 2° bruit à la base (donnant presque l’impression à certains moments, d’un roulement diastolique, ceci dû probablement à l’arythmie.) T. A. : 12/7.
Examens de laboratoire :
Ponction lombaire : B. W. : - Alb. : 0,40.
Lympho. : 5,2.
Beaucoup de globules rouges.
Radioscopie du thorax Enorme dilatation du cœur, aspect d'insuffisance cardiaque totale.
Electrocardiogramme le 3 Avril : rétrécissement mitral avec arythmie.
eco
Traitement :
Acétylcholine.
Une séance de diathermie.
5 semaines après son entrée à l’hôpital, la malade est toujours dans le même état, c’est-à-dire grabataire.
Nous la prenons dans le service le 8 Avril où on lui fait la première application de Rayons X, suivant toujours la même technique : 7 séances, se terminant le 22 Mai.
Au dernières séances la T. A. a diminuée : 9,1/2 - /6.
A la 4° séance la malade nous annonce que ses doigts ont bougé un peu, dans la semaine qui a précédé. Effectivement nous constatons une diminution légère de la contracture du M. $S. et du M. I.
D'autre part une grosse amélioration s’est produite au point de vue de l’émotivité de,la malade. Celle-ci est beaucoup plus calme; elle a presque quitté son ton pleurard entrecoupé de rires spasmodiques. A la fin de la série l’amélioration, à ce sujet est complète, de même que pour l’anarthrie.
Nous allons la revoir une quinzaine de jours après dans le service. Elle se lève tous les jours, mais elle marche difficilement. Ses reflexes ont diminué aux M. S. et au M. I.; le clonus et la trépidation épileptoïde ont disparu. Toutefois quoique la contracture ait diminué au M. S., il n’y a pas d'amélioration dans les mouvements.
OBSERVATION VIII —— M. M... 59 ans. Chauffeur de taxi.
Transporté à Bichat pour une hémiplégie droite avec aphasie, le 6 Juillet 1936. Quelques jours avant l’acci-
dent il avait eu des troubles de l’audition à droite, et,
pendant quelques minutes les 4° et 5° doigts de la main droite paralysés. É
Le 6 Juillet, en conduisant des clients, un malaise le prend et il n’évite l'accident que de peu : hémiplégie et aphasie.
Antécédents :
À été à Salonique pendant la guerre : paludéen probable, avec des accés bénins cependant.
Un frère ayant une hémiplégie droite depuis 5 ans.
Une sœur, ayant de l’hypertension mais n’ayant jamais eu de paralysie.
Examen :
Hémiplégie droite complète classique avec aphasie.
On lui fait une prise de sang qui est négative au point de vue B. W.; on ne trouve pas un chiffre excessif d’urée non plus.
Hypertension nettement marquée : 26/12.
12 jours après son arrivée à Bichat, nous l’amenons dans le service où on lui fait une 1" série, du 18-7-36 au 22 Septembre. |
Dès la seconde séance amélioration très nette, le malade qui ne pouvait pas bouger, vient à la radio appuyé sur une canne. À la fin de la série les résultats sont excellents :
Les reflexes sont encore vifs mais beaucoup moins.
L’aphasie s’est transformée en anarthrie incomplète.
La main a des petits mouvements ébauchés de pronation et de supination.
Le malade marche avec une canne sans trop de faiigue.
Il sort de Bichat à cette époque.
Il est repris au laboratoire départemental de la Rue de la Jonquière où on lui fait une seconde série à par-