‹ La Radiothérapie dans les HémiplégiesChapitre 5 sur 32 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« L'application des rayons de Roentgen au traitement des myélopathies semble paradoxale.

Mais deux conditions spéciales paraissent expliquer les résultats thérapeutiques aujourd’hui indéniables : d’une part, l’extrème sensibilité de la névroglie pathologique devant les Rayons X, et, d’autre part, la robustesse des éléments nerveux, capables de fonctionner malgré des lésions importantes, si elles ne sont pas destructives, de se suppléer et de recouvrer tout ou partie de leur activité, pour peu que l’on atténue la cause qui les altère. »

(Rapport du Dr BEAUJARD au Congrès de Radiothérapie de 1910).

Nous ne pouvons mieux faire que de mettre en

exergue, au début de notre travail, cette assertion de

notre Maître. Elle reste toujours exacte. Et il suffit de

transposer aux affections encéphaliques, cette for-

mule qui a trait aux affections médullaires.

Au cours des deux années passées dans le service

d’Electro-Radiologie du Docteur Beaujard à lhôpital

Bichat, il nous a été donné d’entrevoir les immenses

ressources actuelles et futures de la radiothérapie.

Cette méthode ne saurait être considérée comme

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une panacée, et, comme toutes Îles thérapeutiques comporte des échecs et n’est pas à l’abri de formes pathologiques « rebelles ». Mais elle donne des résultats tels, dans des affections si diverses où la thérapeutique habituelle est inefficace, qu’un séjour de quelque temps, dans un service bien mené, produit chez le néophyte un enthousiasme justifié et l'amène à regretter que ses possibilités ne soient pas plus connues ou davantage utilisées.

En particulier, nous avons suivi avec intérêt les améliorations obtenues dans les affections du système nerveux.

La radiothérapie des syndrômes douloureux est bien connue et universellement appliquée. Nombre d’affections du neurone périphérique moteur (paralysies faciales, syndrômes radiculaires moteurs, polynévrites, poliomyélites) bénéficient du procédé insuffisamment employé, ou trop tardivement appliqué, à notre sens.

Le sympathique est aussi heureusement influencé par des méthodes classiques.

Plusieurs affections de l’axe cérébro-spinal (scléroses en plaques, tabes, pachyméningites) peuvent être amendées.

Enfin, les processus néoplasiques, soit du tissu nerveux lui-même (gliomes, syringomyélies), soit des tissus adjacents, peuvent donner par la radiothérapie des résultats variables, quelquefois nuls, souvent bons. parfois la guérison.

Dès notre arrivée dans le service, nous fûmes frap-

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pé par les résultats obtenus, dans les hémiplégies, par la radiothérapie, qui y était couramment appliquée, introduite depuis plusieurs années par le Docteur Le Goff.

Notre formation psychiâtrique antérieure nous incita à nous intéresser particulièrement à ce procédé.

L’obligeance du Docteur Beaujard des Docteurs Boidin et Chiray, qui nous ouvrirent largement les portes de leurs services, nous permit de choisir, de’traiter et de suivre personnellement quelques malades. Nous les remercions bien vivement de leur accueil. Nous remercions aussi le Docteur Le Goff qui nous a guidé dans ce travail, et nous a fait profiter de son expérience déjà ancienne de la question.

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Dans la première partie de notre travail, nous rappelons brièvement l’anatomie et la physiologie de la voie motrice centrale, l’anatomie-pathologique et la pathogénie des lésions qui l’affectent, les données cliniques principales des hémiplégies, leur thérapeutique actuelle,

Ensuite nous étudions les modes d’action des rayons X, plus particulièrement sur le tissu nerveux.

Puis nous exposons la technique de nos irradiations.

Enfin, présentant nos observations, nous discutons les résultats obtenus, les accidents ou les incidents possibles, posons les indications, les contre-indications du traitement, parlons des associations de la radiothérapie et des autres thérapeutiques.

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