MESURE DU RAYONNEMENT DIFFUSÉ EN RETOUR
Soit N le nombre d’« r » débitées pendant le temps t dans l'air et ensuite N°’ le nombre d’r débitées pendant le même temps : la différence N°’ — N fait connaître le rayonnement diffusé, et le pourcentage du rayonhement diffusé en retour par rapport au rayonnement dans l'air sera
N'—N rs
Indiquons rapidement les facteurs qui modifient l2 rayonnement diffusé : épaisseur de la surface absorbante, qualité de rayonnement, dimension du champ, position de point sur la surface irradiée.
a) Influence de l'épaisseur de la surface absorbante.
Pour un même rayonnement et une même porte d'entrée, le rayonnement diffusé augmente avec l'épaisseur jusqu’à une certaine limite. Par exemple, QUIMBY donne pour un rayonnement à faible voltage dont la C.D.A. est 1 mm. Al., ce serait à peu près le rayonnement du tube Philips avec une filtration de TÉCUN AE
Epaisseur de matières Pourcentage du rayonnement sous-jacentes diffusé en Cm. (surface irradiée 5 cm. 2) val
OEBENH
au-delà de 6 cm. le taux n’augmente plus. Pour le tube de Chaoul dort la C.D.A.—2,4 mm, Al, les nombres seraient à peu près les mêmes,
b) Tnjluence de la surface d'entrée.
Plus le faisceau est large, plus la diffusion est grande jusqu’à une certaine limite.
Pour la radiothérapie de contact les portes d'entrée sont pratiquement de quelques centimètres carrés tandis que pour la radiothérapie profonde elles peuvent atteindre 300 em? et un rayonnement diffusé de 145 %.
c) Influence du point choisi sur la surface irradiée.
Dans tout ce qui précède nous supposons la chambre placée au centre de Îa surface irradiée, normalement aux rayons : mais si nous déplaçons la chambre d’ionisation perpendicu-
Distance radiale en cm
FIG. 10. — Variation de la dose en surface
à mesure que l’on s’écarte du rayon central.
lairement au rayon central, le rayonnement à la surface diminue. Cette diminution est due à la fois à la diminution de l'énergie incidente suivant la loi de l'inverse du carré de la distance et à la diminution des atomes diffusants sur les bords du champ.
Si nous considérons des champs circulaires, comme ceux que nous utilisons dans les traitements, les courbes isodoses
sont circulaires par symétrie et correspondront à des doses d2 Pa dans le rapport de ——— d la plus courte distance focus-
d’+x peau et x la distance du point considéré au centre o du champ. La figure 10 donne les résultats expérimentaux pour l’eau et pour l’air. Pour la radiothérapie de contact cette one est par conséquent très rapide et nous avons insisté déjà sur
cette notion fondamentale que, pour obtenir une irradiation homogène au point de vue quantitatif, il faut irradier des faibles volumes ou bien user de certains dispositifs pour répartir uniformément la dose (voir p. 127).
La dose enregistrée dépend aussi dans une faible mesure de l’écartement du foyer ainsi que de la qualité du rayonnement, mais en radiothérapie de contact les tensions sont comprises entre 45 et 60 kv. et les différences ne sont pas très grandes.
CONCLUSIONS : Pour la radiothérapie de contact au centre du faisceau la dose en surface est très peu supérieure à la dose dans l’air puisqu'on utilise de très faibles volumes et un rayonnemert mou, tandis que la dose en des points situés loin du centre diminue très rapidement ; beaucoup plus vite que pour la radiothérapie profonde.
B) Dosimétrie en profondeur.
Nous indiquerons la répartition de la dose le long de l'axe du faisceau et ensuite dans tout le volume irradié du fantôme et les doses seront représentées en pour cent de la dose en surface. Les doses en profondeur comme les doses en surface dépendent de la distance foyer-peau, de la qualité du rayonnement.et. de las porte d'entrée.