‹ La Radiothérapie de ContactChapitre 33 sur 59 · PONS · texte numérisé non relu

PONS

préciser les caractéristiques de cette irradiation en dehors de la dose, quelquefois.

La matière réagit à l’action d’un rayonnement par un phénomène : l'absorption d'énergie qui dépend rigoureusement de la longueur d’onde et qui en dépend de deux manières d’une façon continue, selon la relation de BRAGG-PIERCE et d’une façon discontinue selon la relation de MOosELEY. La matière vivante suivra évidemment les lois d'absorption d’énergie de toute matière, mais en plus la vie elle-même vat-elle répondre d’une façon différente à une longueur d'onde différente soit que les réactions se modifient d’une façon continue, régulière avec la longueur d'onde, soit que certaines longueurs d’ondes particulières, spécifiques, critiques, engendrent des modifications cellulaires toutes spéciales et soient les seules à les engendrer ? Les radiations molles de la radiothérapie de contact, c’est-à-dire à bas voltage, aurontelles pour une même énergie absorbée par la même épaisseur de tissu des effets différents que les radiations plus dures produites par la radiothérapie profonde ? ou encore certaines radiations auront-elles des effets spécifiques vis-à-vis de certaines cellules ?

Ce problème depuis longtemps étudié n’a pas encore reçu de réponse unanime nette. Notre intention est uniquement de le poser avec précision puisque poser, un problème c’est en partie le résoudre, et non pas citer les milliers d'expériences, de faits plus ou moins contradictoires ; accumuler des matériaux ce n'est pas construire.

Une telle question peut s’énoncer de la façon suivante : un même tissu sur une épaisseur donnée absorbant une même dose dans le même temps et les mêmes conditions biologiques, répondra-t-il d’une façon différente à chaque longueur d’onde différente ?

Mais nous devons préciser plusieurs éléments de ce problème : l'énergie absorbée par la même épaisseur, la mesure de cette énergie, la réponse du tissu et À différente.

A jai # + 10) Même énergie absorbée par une épaisseur donnée.

En effet, certains auteurs qui expérimentent sur un tel sujet semblent négliger cette notion fondamentale et n’indiquent que l'énergie en surface, l'énergie qui rentre dans la peau sans indiquer comment se fait l'absorption. Ainsi STONE et. ROBINSON (1940) ont comparé l’action sur la peau des radiations à 200 KV et à 1.000 KV, en irradiant, à l’occasion de cancer de l'utérus, les deux régions inguino-abdominales : ils s’étonnent que pour obtenir la même réaction cutanée sur chaque région, il faut à 1.000 KV 22 % en plus du nombre r donné en surface par les radiations produites à 200 KV et le: conclusions suivent.

En réalité, ce résultat n’a rien de surprenant puisque d’après les lois mêmes de l'absorption et de la diffusion, les radiations à 1.000 KV étant plus dures qu’à 200 KV auront leur énergie moins absorbée par la même épaisseur de peau dont on enregistre la réaction ; par conséquent il faudra pour arriver au même effet qu'à 200 KV une dose en surface plus grande. Si on mesurait les énergies non pas reçues par la peau mais absorhées réellement par une même épaisseur, 1 em. par exemple au moins, peut-être alors les mêmes réactions cutanées seraient observées avec les mêmes énergies absorbées par les mêmes épaisseurs, aux erreurs d’expérimentation près.

2°) La mesure de cette énergie est actuellement basée sur une réaction de l’air aux rayons X : le phénomène d’iomsation. L'unité r « rœntgen international » a été définie et toute la dosimétrie physique utilise cette définition. Ies propriétés de cette dosimétrie physique sont nombreuses (voir page 33). Mais certains médecins ont voulu que les réactions de l’organisme, qui n'étaient pas parallèles « à la dose évaluée en r », soient rapportées à un test biologique pris comme unité et ont cherché une dosimétrie biologique. Parmi les tests très nombreux essayés, un grand nombre d'auteurs ont choisi comme matériel : la peau, et comme effet : l’érythème. Avant de donner les résultats, faisons quelques remarques.

L'introduction de matière, tels les médicaments, dans un

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