MIO I
Q = 2.000 r donnée en seule fois dans un temps très court ? , #02 a .
L'expérience à montré que les 3 cas suivants peuvent se
présenter
19) Q'> Q c’est-à-dire qu’il faut augmenter la dose étalée Q’ par rapport à la dose unique Q pour obtenir le même effet sur un tissu donné.
Q’ est fonction de Q, du nombre d’irradiations, de l'intervalle qui sépare chaque séance et de la dose de chaque irradiation ;
Evidemment, pour expliquer ce résultat on peut le comparer au fait qu'un organisme réagit efficacement contre l'étranger (antixhénisme de Grasset) que cet étranger soit molécule, ion où photon, énergie ou matière. Tout se passe comme si l'organisme « éliminait » cet élément étranger pour retrouver sa spécificité antérieure, c’est-à-dire se restaurait ; cette restauration, comme dit le Professeur LAMARQUE, tendant à le rame-" ner à l’état initial avant l’irradiation et par conséquent ïl faudra pour compenser cette élimination d'énergie augmenter la dose totale.
Mais en continuant des comparaisons on peut encore dire qu'un organisme irradié plusieurs fois pourra peut-être s’'entraîner à éliminer plus rapidement cette énergie et le mot de radio-vaccination a été prononcé.
29) Q — ©, l'effet observé est indépendant du temps émis pour répartir la dose totale et ne dépend que de celle-ci ; les doses s’additionnent arithmétiquement comme pour l'ionisation de l'air. Ce cas rarement observé a été signalé pour le nombre de mitoses arrêtées par le rayonnement.
La sensibilité cellulaire resterait constante et il n’y aurait
ni restauration ni vaccination. La dose unique à fort débit, de 6.000 à 8.000 r par minute, donnée par l'appareil de
‘contact, permet de se placer dans ces conditions puisque
pendant le temps très court la vitesse de restauration ou de vaccination est négligeable ; la réaction ne dépend alors que de la dose totale et non du temps mis à la donner.
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32) Q’ << Q. La dose totale Q’ donnée par fractionnement est plus petite que la dose Q donnée en une seule fois dans un temps très court. Ce phénomène, plutôt rare, a été observé d’une façon très nette par REGAUD sur la stérilisation du lapin. Tout se passe comme si la cellule devenait à un moment donné plus radiosensible ; soit que la cellule, comme tout être vivant, évolue d’une façon cyclique et qu’à un certain moment. de cette évolution, aux phases mitotiques par exemple, elle soit plus fragile vis-à-vis des photons, alors l’étalement de la dose pourra surprendre la cellule à ce moment-là; soit encore, mais cela paraît de moins en moins acceptable, que les irradiations antérieures sensibilisent les tissus et- produisent un effet homologue à l’anaphylaxie.
En résumé, si nous sauvons les phénomènes, comme le demande Platon et laissons de côté les hypothèses, irterprétations plus ou moins commodes
10) La réaction d’un même tissu à une irradiation donnée pour une même énergie totale absorbée dépend des irradiations antérieures et par conséquent du fractionnement, en un mot de son passé radiothérapique.
20) La réaction d’un tissu à un même fractionnement, c’est à dire à une-même- répartition des mêmes doses partielles, varie avec chaque tissu, et avec l’ambiance biologique en particulier l'innervation, vascularisation, rapports avec les {issus voisins.