‹ La Radiothérapie Des Fibromes UtérinsChapitre 10 sur 50 · TU EN ARS · texte numérisé non relu

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l'obligent à garder le lit. La malade se présente à nous très affaiblie. Elle peut à peine vaquer aux soins de son ménage entre ses périodes menstruelles. Elle se traîne plütôt qu’elle ne marche parce qu'elle souffre dans le bas-ventre.

L'examen gynécologique pratiqné par le D' Siredey montre

‘un gros utérus qui doit être considéré comme un utérus scléreux.

Le traitement radiothérapique est institué le 15 avril.

15 mai, {+ jour, IP mois (5 H. ov. g., 5H. ov. dr., 5 H. uté-

rus). — La malade n’accuse aucune diminution dans les

métrorragies,. Les douleurs qui accompagnent toujours ses règles ont été un peu moins violentes.

Elle a dû cependant garder le lit pendant ses dernières époques. L'état général semble légèrement amélioré. La malade a remarqué qu’elle a été particulièrement déprimée pendant les vingt-quatre heures qui ont suivi les dernières séances.

15 juin. {-/IIe (10 H. ov. g., 10 H. ov. dr., 10H. utérus). — La malade vient d’avoir ses règles qui ont été aussi abondantes qu’antérieurement, toutefois moins douloureuses et de durée un peu moindre quatre jours au lieu de cinq à Six.

23 juin, S-/1E (15 H. ov. g., 10 H. ov. dr., 10 H. utérus). — Huit jours après la cessation de ses règles, la malade a perdu un peu de sang. C’est la première fois que la malade accuse des pertes sanglantes entre ses époques. Pertes blanches abondantes.

La malade se plaint d’étourdissements, de palpitation, mais l’état général est bien meilleur.

15 juillet, 1er-JVe (5 H. ov. g., 15 H. ov. dr., 15 H. utérus). — La malade n’a pas eu ses règles qui auraient dû apparaître dans les premiers jours de juillet. Bouffées de chaleurs

fréquentes.

oO

15 août, /x-V° (20 H. ov. g., 20 H. ov. dr., 20 H. utérus) — La malade n’a toujours pas eu de pertes sanglantes depuis le 28 juin. |

La malade se sent beaucoup plus forte. Mais la station debout prolongée, la fatigue déterminent pourtant des douleurs sourdes dans le bas-ventre.

= Les bouffées de chaleur persistent aussi fréquentes.

Les pertes blanches sont moins abondantes.

La malade dit qu'elle a la tête plus libre qu'avant le début du traitement. Elle n'éprouve pas de ces maux de tête qui: jadis l’immobilisaient pendant des journées. j £ - 8 septembre, 23e-Ve. — Toujours aucune perte sanglante.

Peut circuler plus aisément,

L'examen de l'utérus pratiqué à cette date par le D' Siredey a montré que l'utérus, qui, au début du traitement, étail du volume d'un gros poing, avait actuellement des dimensions normales, était parfaitement libre et mobile.

Nous avons depuis revu notre malade dont l'état général et

local s'est encore amélioré.

Elie conserve le bénéfice intégral de la cure radiothérapique. Le traitement fut d’ailleurs continué de façon intermittente 1 jusqu'en fin novembre, ce qui porte à trente H la dose reçue

par chaque porte d’entrée.

OBSERVATION IV (Personnelle)

Men trente-cinq ans, ménagère, Cette malade est envoyée au laboratoire du D" Béclère par le 20 D: Siredey qui a trouvé un utérus élargi dont le diamètre +

longitudinal semble normal. Il conclue : sclérose utérine, FER

Ka

ss CEE

Cette malade, qui a été réglée à onze ans, a de suite perdu abondamment mais régulièrement. Durée des époques, dix à douze jours.Les règles ont toujours

douloureuses, Elle a eu quatre enfants. Suites de couches nor-

males. Pas de fausses couches. Vers vingt-trois ans ses époques

sont devenues plus abondantes, s’accompagnant, de pertes de caillots. Enfin, à trente et un ans, donc depuis quatre ans, ses règles sont devenues de véritables hémorragies quis’accompagnent de violentes douleurs. La malade doit garder le lit pendant huit à dix jours. Elle se sent très affaiblie entre ses périodes menstruelles .

Enfin depuis deux ans elle perd fréquemment entre ses époques. :

Quand cette malade se ‘présente à nous le 20 décembre dernier, elle paraît être dans un état de faiblesse extrême. Le moindre effort l’essouffle, la fatigue, la marche même lui est très pénible, car elle détermine des douleurs abdominales.

Notre malade est traitée pour la première fois le 23 décembre. Elle reçoit 3 H. sur chaque région ovarienne.

La porte d'entrée médiane ne sera jamais empruntée dans le traitement de cette malade.

15 janvier, 23° jour, 1“ mois (9 H. reçus sur chaque ovaire). — La malade a eu ses règles le 26 décembre, trois jours après la première séance, Cette période menstruelle n'a duré que trois jours au lieu de huit-dix habituellement.

Les pertes ont été très abondantes mais les douleurs moins marquées qu'aux époques précédentes.

15 février, 23°-IT (18 IL. sur chaque ovaire). — La malade a

eu ses règles le 24 janvier.

Durée quatre jours, mais les pertes ont été très abondantes, plus marquées même qu ‘au mois de décembre. a malade se plaint de bouffées de chaleur, de nausées, d’étourdissements. Pertes blanches entre les règles.

La malade se sent toujours très faible, mais elle accuse une sédation nette des douleurs abdominales. ‘

15 mars, 23°-/11 (21 H. reçus sur chaque ovaire). — Dernières règles le 22 février qui ont duré six jours, peu abon-

dantes et peu douloureuses,

Les pertes blanches ont également diminué mais elle perd légèrement en rouge depuis trois jours. Ces pertes, dit la malade, sont comparables à de l’eau teintée de sang. Elle accuse depuis des malaises divers, étourdissements, bouffées de chaleur. Elle a remarqué qu’elle se sentait particulièrement énervée après les séances de radiothérapie et que la nuit qui suivait les séances était très agitée. |

L'état général s’est sensiblement amélioré.

19 avril, 23*-/V° (27 H. sur chaque ovaire), — Le traite ment a été interrompu à la suite d’une réaction un peu vive des téguments. La malade n'a toujours pas eu de règles depuis le 22 février, les quelques pertes rosées qui avaient apparu le 12, mais ont duré huit jours ; depuis la malade n'a plus perdu. Les bouffées de chaleur sont moins fréquentes. La malade se plaint de maux de tête plus marqués qu'avant le début du traitement, mais elle se trouve beaucoup plus forte, elle à pu reprendre ses occupalions habituelles.

30 avril, 7°-Ve (30 FL. sur chaque ovaire), — La malade n’a

plus présenté de pertes sanglantes et présente un état général

très satisfaisant.

OBSERVATION V (Personnelle)

Marie M. ., domestique, quarante-deux ans.

Réglée à dix-huit ans, mais irrégulièrement, pertes peu abondantes, s'accompagnant de violentes coliques (Durée quatre à cinq jours).

Pas d'enfant, pas de fausse couche. Jusqu à trente-six ans les règles demeurent irrégulières et peu abondantes, quand un matin au réveil la malade après un retard de règles de quinze jours présente des pertes très abondantes en même temps que des caillots.

La malade affirme qu’ellene pouvait être enceinte, Elle ne s’alite pas cependant et continue à perdre abondamment pendant un mois. Puis tout rentre dans l’ordre. Les périodes menstruelles sont désormais plus abondantes. Deux ans plus tard en septembre 1907 la malade présente à nouveau une abondante hémorragie. Puis pertes continuelles de mai à septembre 1908. La malade, très affaiblie, présente alors des signes de tuberculose pulmonaire.

Puis pendant deux ans ce sont des alternatives d’arrêt complet durant un, deux, trois mois, puis des pertes continuelles pendant un temps égal. Les pertes sont parfois peu abondantes, souvent ce sont de véritables hémorragies qui contraignent la malade à garder le lit pendant des semaines.

Depuis le mois de mai l’état général de la malade s’est très sensiblement aggravé.

La faiblesse est extrême. De plus elle accuse de violentes

douleurs dans le bas-ventre et au niveau des reins, douleurs

que le moindre eflort exagère. Quand la malade se présente le 7 juillet à la consultation du D’ Siredey elle marche avec peine. L'examen local pratiqué par le D' Siredey nous révèle l’existence de petits fibromes multiples dont le plus gros atteint la taille d’une mandarine.

Le traitement radiothératique est institué le 7 juillet.

15 juillet, 8° jour, * mois (5 H. ovaire gauche). — Du 8 au r1 juillet pertes abondantes, la malade soufre beaucoup

dans le ventre et au niveau des reins.

15 août, 8-/1° (10 H. ov. g., Lo I. ov. dr., 10 H. utérus). — Du 11 juillet au 11 août, la malade ne présente aucune perte sanglante, mais leucorrhée abondante. Le r1 août, pertes pendant un jour d’un liquide rougeâtre, très clair. Mais la malade est toujours très faible. La station debout prolongée est toujours impossible, parce qu’elle détermine une sensation de pesanteur très pénible dans le bas-ventre.

30 août, 23°-J1° (a malade n'a pas été traitée depuis le 15 août).— La malade sesent un peu plus forte, mais ellesouffre toujours du ventre. Pas de pertes sanglantes. Quelques bouffées de chaleur, abondantes pertes blanches. à Y

19 septembre, 8°-/1/°( 15 EH. ov. dr., 15 H. ov. g., 15 H. utérus). — Le 10 septembre ont apparu des pertes rouges légères qui durent depuis cinq jours.

30 septembre, 23-/11e (15 H.ov. g., 20 H. ov. dr., 20H.

utérus). — La malade présente encore actuellement des

pertes sanglantes., Ces pertes, qui ont débuté le 10 septembre,

ont été faibles jusqu'au 15.

Du 15 au 16, pertes abondantes. Pertes à nouveau légères le

16, 17, 18 septembre.

le

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