‹ La Radiothérapie Des Fibromes UtérinsChapitre 5 sur 50 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les fibro-myomes utérins, affection extrêmement fréquente chez la femme puisqu'on m'a dit qu’une femme sur trois était porteur d’un fibrome, peuvent présenter dans leur évolution suivant les cas des modalités très dissemblables.

Tandis que certains myomes peuvent, durant toute la vie, demeurer silencieux au point de ne constituer que des trouvailles d’autopsie ; d'autres déterminent : soit par suite de leur siège dans le petit bassin (compression, etc.), soit par suite de leur développement rapide, des symptômes particulièrementinquiétants, capables de compromettre gravement la vie de la malade si une intervention immédiate ne vient point supprimer la cause même de ces troubles.

Mais entre ces formes extrêmes, nous rencontrons très fréquemment des myomes à évolution lente, qui, s'ils produisent des hémorragies parfois abondantes,

des douleurs souvent pénibles, n’en restent pas moins

d’un pronostic bénin. Ils sont pour la malade plutôt une gêne qu'un danger sérieux.

D'autant que très souvent ces tumeurs sont enrayées dans leur développement par l'apparition de la ménopause. L’atrophiede l'utérus s'accompagne alors d’une diminution parallèle de la tumeur.

Les hémorragies et les douleurs s’atténuent ; une guérison tout au moins fonctionnelle s'établit.

Dans toutes ces formes de fibromes parfaitement tolérées, il semble donc légitime qu’on ait essayé, par des moyens médicaux, de permettre aux malades d'atteindre l'heure souvent libératrice de la ménopause. Des procédés très différents ont été proposés.

L'ergotine employée méthodiquement depuis Hildebrandt a donné d’appréciables résultats. La cure thermale agit très heureusement sur les douleurs qu'elle atténue, sur les hémorragies qu’elle diminue plus ou moins. L'état général se relève rapidement.

Mais parmi les moyens thérapeutiques prônés par les partisans de la méthode conservatrice, l'électricité doit certes tenir la première place. Elle a été utilisée d’après différentes méthodes (courant continu,

courant conlinu interrompu, courant faradique)

dont la principale est celle d'Apostoli. D’après ce procédé on utilise le courant de pile sous sa forme

continue en appliquant à l’intérieur de l'utérus une électrode, reliée soit au pôle positif, soit au pôle négatif selon qu’on se propose d’obtenir une action hémostatique ou congestionnante.

Les autres procédés du traitement électrique des

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