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rage. Parmi les autres envoyées au laboratoire, 5 arrivées trop tard, moururent également.

En Palestine, les chacals, les renards, les hyènes sont en certaines régions très répandus et assurent la transmission de la maladie ; comme ces animaux causent des ravages considérables dans les récoltes de raisins et de melons, il en résulte ce fait curieux que le service de l'Agriculture, en menant campagne contre eux, seconde énergiquement fa prophylaxie de la rage.

Comme dans d’autres régios d’Asie, on rencontre des virus d'activité variable et on peut observer des virus des rues renforcés ; c’est du moins ce qu’ont observé STUART et KRIKORIAN (1931) à Jérusalem.

Conclusions

Les indigènes de l’Afrique et de l'Asie connaissent tous le « chien fou » ou « mad dog », mais si les uns le savent dangereux pour l’homme par sa morsure — c’est le cas des Indo-Chinois et des Arabes —— d’autres pensent qu'il n’est dangereux que pour le chien ; pour la majorité ni l’homme ni le chien n’ont à craindre la morsure du « chien fou ».

La rage canine a fréquemment, en pays tropical, des caractères spéciaux qui se résument ainsi: diminution de la période d’incubation, signes prémonitoires peu marqués, évolution rapide en rage mue.

Les affections qui, en Asie et en Afrique, sont le plus souvent confondues avec la rage sont la maladie de Carré, la spiroptérose, l’empoisonnement par Cnestis

polyphylla.

La rage humaine, chez l’indigène, peut passer souvent inaperçue parce que ses manifestations peuvent être différentes du type classique, en raison du développement des sentiments affectifs, de la psychologie et de l'intelligence ; parce que l’indigène ne peut pas, la plupart du temps, établir de relation de cause à effet entre la morsure et ses effets éloignés ; parce que le malade « fou » est considéré dans la plupart des tribus comme tabou et habité par un esprit.

En Afrique Occidentale, Orientale, en Asie, de nombreux auteurs ont pensé, et certains pensent encore,

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qu’il y a un virus rabique spécial, dangereux pour le chien et non pathogène pour l’homme, se multipliant à côté d’un virus rabique normal importé. Cette opinion est basée. Sur le petit nombre de personnes qui deviennent enragées après morsures, et sur certains caractères du virus, en particulier sur l’impossibilité de le fixer sur le lapin. Aucun de ces arguments ne tient ; il y a en Afrique comme en Asie et aussi en Europe des virus des rues exaltés, mais rien n’autorise à émettre une opinion qui, génératrice d’indifférence, peut causer des victimes.

La divagation des chiens, l’existence de troupeaux de chiens errants ou marrons, les transhumances, sont les principales causes de développement de la maladie ; l'ouverture de nouvelles zônes d’attraction, les contacts plus faciles, joints à la difficulté de lutter contre les causes précitées font qu’en plusieurs régions tropicales la rage est en voie d’extension.

Les carnivores sauvages jouent un rôle très important dans la diffusion de la maladie ; en Afrique Occidentale, en Asie, ce sont surtout les chacals ; en Afrique du Sud la maladie semble actuellement presque uniquement transmise au chien et à l’homme par des carnivores sauvages de la famille des Viverridés. Dans d’autres régions d'Afrique ce sont les hyènes et les Lycaon pictus qui sont à incriminer.

Vu : Vu :

LE DoYEx, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, BALTHAZARD. TANON.

Vu et permis d'imprimer, Le RECTEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ,

CHARLÉTY,

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