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CHAPITRE III. — De lespiut de conduite chez les

ALIÉNÉH 233

Article premier. — Bes motifs 2}i''i'fi'CWau3i qui règlent la conduite des aliénés.

Les motifs les plus importants à examiner sont ceux qui concernent les actes répréhensibles des aliénés. — Le vol est rarement commis dans une intention déterminée. — Les aliénés incendiaires obéissent souvent à des idées de vengeance, souvent aussi à des motifs très futiles. — Aliénés qui incendient pour attirer l'attention sur eux. — Les attentats des aliénés contre les personnes sont dus souvent à des idées de vengeance ; ils sont souvent aussi le résultat d'hallucinations, d'ordres que les aliénés croient avoir reçus. — Les motifs de suicide sont très variés 230

Articlu ir. — Bes aliénés qui demandent à être protégés contre

rnx-mcmes.

Les aliénés avec conscience sont ceux qui donnent le plus souvent cette preuve de raison. — Aliénés qui réclament leur internement dans un asile. — Dispositions législatives sur ce sujet 251

TABIJ-: DES MATIÈRES.

AimCLE III. — JDa la ximnlatwii do la folie yardeH aliènév.

Elle ,1 le plus souvent pour but d'éviter la roi)resKion d'actes délictueux. — Quelques auteurs soutiennent que la folie n'est simulée, en général, que par des individus qui ont des tares morbides. 260

Article iv. - Be la dissimulation de la folie. Certains aliénés dissimulent par défiance; la plupart le font pour échapper à lïnterncmcnt dans un asile ou pour mieux pouvoii- mettre à exécution un attentat, une entreprise quelconque. — De la dissimulatiou dans les conversations et les interrogatoires. . 269

Article v. — Do la i)réinklitat 'wii chez les aliénés. La préméditation est la plus forte preuve de raison que puisse donner un aliéné. — Les gens du monde ont de la peine à comprendre qu'un aliéné puisse préméditer ses actes. — Deux faits très explicites — A la préméditation se rattachent la préparation des moyens et la mise à exécution des projets. — Habileté et ruses des aliénés. 282

(JHAPITRE IV. — La L(J(;jolk jjks aliénés 302

Article premier. — La Imjlqua des aliénés dans la formation des idées et dans le raisonnement.

L'aliéné, comme l'homme sain d'esprit, puise ses idées dans les impressions de la sensibilité. — Influence des troubles de la sensibilité générale; anesthésie; liyperesthésie ; perversions diverses. — Troubles de la sensibilité spéciale ; hallucinations. — Formation des conceptions délir.antes ' .S05

Article ii. — La lo/jiqiie des aliénés dans leurs actes.

Parmi les actes des aliénés, un certain nombre sont Ja conséquence directe et logique de leurs idées délirantes. — Mutilations. — Tentatives de suicide. — Eefus des aliments. — Dispositions diverses des persécutés. — Aliénés migrateurs 318

Article m. — La logique des aliénés dans l'écoliitiun de leurs conceptions délirantes.

Dans certaines formes de délire les idées morbides paraissent évoluer d'une façon tout à fait régulière et logique. — Évolution des idées de gi'andeur. — Le délire des négations. — • La doctrine de l'évolution du délire chronique 338

CHAPITRK V. — La I'Icusistangk paiitiklt.i-: de j.a haisox

DANS LA l-'OLII', KXAMtNKIO AU POINT DK VUK MÉOIGO-LÉfiAL. 3.5.5

Article pkemier. — De quelques causes d'erreur dans Vapprcdation de la folie.

La situation de l'aliéné devant la loi française est nettement définie. — Les difficulté.'! que rencontre l'application de la loi

tiennent à plusieurs Ci^uses : les personnes étrangères à l'étude des maladies mentales ne savent pas à quel point la raison normale finit et la folie commence ; elles ne jugent que d'après des apparences qui peuvent être trompeuses ; elles veulent chercher à reconnaître un fou par comparaison avec un homme raisonnable ; elles attribuent mie importance trop exclusive aux idées délirantes. — La zone mitoyenne entre la folie et la raison. — Compétence des médecins en matière de folie. — Un bon moyen de reconnaître qu'un individu est aliéné, est de comparer son état présent à son état passé. — Il n'y a pas d'idées essentiellement délirantes. — Délires basés sur des faits vrais ou vraisemblables. — La folie à deux. — Préjudices causés aux aliénés par les erreurs commises à leur sujet. — La simulation peut induire en erreur 355

Article ii. — De la l'orshtance ijaHielle de la raison, dans la folie aupoint de vue de la cajjacité civile.

En principe, aucun aliéné, au point de vue médical , ne peut jouii' de la capacité civile. — Les magistrats se placent à un autre point de vue et tiennent compte plutôt des faits que des intentions. — Dans la pratique on peut adm.ettre que certains actes de la vie civile, les actes qui sont de pure forme, soient valables lorsqu'ils sont accomplis par des aliénés 377

Article m. — La j^ersistance jJai'tielle de la raison dans la folie examinée au jJoint de vue de la resjJonsahilité des actes. Cette resjjonsahilité j^eut-elle être 2}artielle ?

Contrairement à ce qui existait naguère, il arrive aujourd'hui que les magistrats sont quelquefois plus absolus que les médecins en matière d'irresponsabilité. — Doctrine de la responsabilité partielle. — Sa base principale est une fausse appréciation de l'état de raison chez les aliénés. — Elle est, à tout le moins, difficile à appliquer. — La folie doit être toujours considérée comme entraînant l'irresponsabilité complète 384

Conclusion .• 410

Toulouse, imprimerie Douladourc l'rivat, rue Sainl-Rome, 39.

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