‹ La rançon: comédie en trois actesChapitre 26 sur 63 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

appartement, je ne sais où, quelque part aux QÂmps Elysées. Nous le garnirons avec un peu dc^texe, et, entre deux voyages, nous habiterons ici. Il niudro^ nous meubler, cela exige beaucoup de recher(A«8> tu viendras avec moi, je suis gaie comme pîii$on et notis rirons de notre bon rire de jeunes lilles^ Mais c'est assez parier de moi, c'est de toi qu'il s'agit Tu es mariée.

HENRIETTE

Mais oui.

VALBNTINE.

Bien mariée?

HENRIETTE

Moins bien que toû

VALENTINE

Ton mari t'aime-t-il?

HENRIETTE

Oui.

VALENTINE

Alors, tu es bien mariée.

HENRIETTE

Oui, évidemment. Mais on souhaite toujours mieux. Enfin il m'a rendu service.

VALENTINE

Ton mari ? Quel service?

HENRIETTE

En m'épousant.

VALENTINE

Ahl oui, à cause de tesdîssensi mère.

HENRIETTE

Justement.

VALENTINE

A ce sujet, je me rappelle, tu i tre de huit pages. Tu vois toujoui

HENRIETTE

Moi, non, mais il va voir son reau, au Crédit Lyonnais.

VALENTINE

Tiens, c'est drôle!

HENRIETTE

Il m*en veut. Je Tai fait inviter n'est pas venu. II prétend qu'il n sans sa femme. Moi, qui me suis plus la voir, je ne vais pas Tinvi gique. D'autant plus qu'à tous m celui du mariage que j'ai fait po sous le même toit qu'elle.

Mais alors tu n'es pas heureuse

HENI^IETTE.

Je n'ai pas à me plaindre de lui çon qui m'aime bieUi mais j'ai à me plaindre de la vie qu'il me fait. Nous demeurons ici, rue Pigalle, et tu vois mon salon. » *■

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