ACTE DEUXIÈME
HENRIETTE
Comment cela ? ^
VALENTINB.
Tu vivras avec nous, h notre hôtel, quand il y en a pour deux, il y en a pour trois, ça allongera un peu plus la note, petite affaire. De cette façon tu n'aurais à te payer que ton voyage, et c'est insignifiant, et te^ toilettes. Ça te va-t-il? ^
HENRIETTE
Oh I ce serait charmant, mais...
VALENTINB.
Mais quoi ? j'en parlerai à mon nègre, et c'est une affaire absolument entendue.
HENRIETTE
Ton nègre ?
VALENTINB.
C'est mon mari qiie j'appelle comme ça.
' HENRIETTE
Personnellement, je ne demande qu'à accepter, mais il est impossible que je te réponde, il faudra que je consulte mon mari.
VALENTINB.
Ce sera oui, parbleu.
HENRIETTE
Je t'assure que je voudrais bien que ce fût oui.
VALENTINB.
Il n'aurait aucune bonne raison à te donner; avec les conditions que je t'offre la chose rie peut souf-
>r».-^»yii!iH5%"?' ^:^-^
l'rir aucune difficulté. Ce n'est pas moi qui engagerai jamais une femme à demander à son mari plus qu'il ne peut lui accorder, mais je rengagerai toujours à demander tout ce qui est raisonnable.
HENRIETTE
Mais s'il refuse ?
VALENTINE
Est-ce toi, avec cette mine futée, (fui me pose .une objection pareille.
HENRIETTE
Mais je t'assure que je n'obtiens pas toujours ce , que je veux.
VALENTINE
C'est que tu demandes des choses impossibles ou que tu ne sais pas les demander. Ton mari t'aime, n'est-ce pas?
HENRIETTE
Oui.
•VALENTINE. ^'
Ce n'est pas en ami, c'est en mari.
HENRIETTE
Oui.
VALENTINE
Est-il possible que je sois obligée de revenir d'Amérique pour apprendre à une Parisienne de quelle manière elle doit se servir de son influence. Nous les tenons par là, ma chère amie.
HENRIETTE
Oh! mais tu es très forte.
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