‹ La rapinéide, ou, L'atelierChapitre 2 sur 9 · BIO-BIBLIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

BIO-BIBLIOGRAPHIQUE

le langage de ces drôles — je ne parle pas des rapins— • n n'en est pas une qui accuse la méchanceté. Ne l'oublions pas d’ailleurs, la Rapinéide a cessé d'être une actualité; elle fait partie de l'histoire des mœurs. De toutes les joyeusetés qu'elle raconte la tradition subsiste seule, la pratique en est abandonnée. C'est que le rapin est mort aussi bien que ses adversaires classiques. Il serait long de dire par quelle métempsychose sociale les uns et les autres se sont transformés, et de constater la proportion qu'ont prise dans notre civilisation la scie des premiers et le coup de pouce des seconds. A ne prendre que notre sujet tel quel et à la date où il est traité. Le Noble y a été, comme il le fallait, insouciant et rieur de bon aloi, simple et point commun. Si

La rime n’est pas riche et le style en est vieux,

c'est que nous ne sommes plus en 1838 et que les morts n'ont jamais été plus vite que depuis ce temps. D'ailleurs la simplicité de facture, qui s'explique par l'absence de prétention poétique, n’exclut ni la finesse de la mise en scène, ni le charme qu'on éprouve à retrouver parfois dans notre littérature contemporaine une trace de la vieille hilarité gauloise. Le côté sérieux de la vie, mieux encore que les tendances unificatrices de la société moderne, ré-

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