INTRODUCTION
À l'heure actuelle le cancer est, avec la tuberculose, Paffection qui possède le triste apanage de venir au premier rang des maladies qui déciment la pauvre humanité. Il est ur de ces maux contre lesquels on a le plus lutté et contre lesquels également on est'le plus désarmé. Les travaux deslinés à pénétrer ses causes premières, son développement à instiltuer une thérapeutique, sont en nombre incalculable. Les chercheurs de tous les pays, devant la difficulté de la tâche, onl groupé leurs efforts. Ils se réunissent en congrès ou périodiquement ils communiquent les résultats de leurs observalions, de leurs expérimentations personnelles. De cet immense labeur n’ésl point sortie la thérapeutique idéale capable de juguler un mal aussi meurtrier, mais il serait également injuste de le juger stérile. Il est actuellement -des points sur lesquels on est parfaitement fixé el en ‘particulier le suivant: au tout premier début, le cancer est une afjection locale ‘parfaitement curable par l'exérèse ‘chirurgicale. Conclusion: Si nous voulons guérir le cancer, ou avoir le plus de chances de le guérir, faisons le diagnostic le plus précocement possible.
Diagnostic précoce .et traitement efficace sont deux proposilions qui ne vont pas Pune sans Pautre.
- Mais la difficulté paraît quand il s’agit d'établir ce diagnostic précoce ; la clinique est souvent défaillante en raison de ce fait que le cancer évolue le plus souvent au début
de façon insidieuse ; ce sont des troubles vagues qu'il est difficile de rapporter à leur véritable origine ; le symptôme douleur, le seul qui compte pour le malade, le seul capable de l’amener au chirurgien, fait une apparition malheureusement trop tardive. Quand il se montre, le mal a déjà de profondes racines, il ne peut plus être question de thérapeutique radicale. Sa
Puisque lPinvestigation directe était insuffisante, on s'est. tourné du côté du laboratoire et on lui a demandé des précisions que lon ne pouvait attendre de la ‘clinique. Bien des lentatives ont été faites à cet égard, avec des résullats variables : Il en est une toute récente qui, d’après les premiers travaux, paraît supérieure aux autres par sa précision et sa constance: c’est la Réaction d’'Abderhalden.
Celte réaction, nous léludions dans ce travail, mais auparavant nous passerons rapidement en revue les méthodes biologiques et de laboraloire précédemment préconisées, cela permettra de porter sur la nouvelle méthode un jugement comparalif plus juste.
Ce travail comprend trois parties que nous faisons suivre des conclusions qui nous paraissent ressortir de nos expériences. |
Première Partie. — Vue d'ensemble sur les principales méthodes biologiques antérieures à la méthode d’'Abderhalden.
Deuxième Partie. — Réaction d'Abderhalden étudiée dans son principe, sa technique, ses résultats. (Observations, discussion).
Troisième Partie. — Considérations personnelles sur la nalure de lPagent actif, sur la spécificité ou la non spécifi-
cité de la réaction.
Conclusions.
EIRE