‹ La réaction d'agglutination (réaction de Paul-Bunnell-Davidsohn) au cours de la mononucléose infectieuse: Son intérêt diagnostique et nosologiqueChapitre 33 sur 51 · ROUTES · texte numérisé non relu

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Nos résultats, dans l’ensemble, sont done conformes —-

à peu de chose près — à ceux publiés jusqu’à présent. Davipsonx indique chez les sujets normaux, ou en tout cas indemnes de M. I. ou de maladie sérique, un titre d’agglutination variant enire 1/3,5 et 1/28. Dans 1 % des cas seulement le taux atleindrait 1/56. M. DEMANCHE signale que dans les Qi des cas le taux ne dépasse pas 1/40.

Nous avons en effet trouvé :

86 cas dont les taux sont inférieurs à 1/80 (soit 84.2 p. 100) ;

16 cas dans lesquels le taux d'agglutination atteint et dépasse 1/80 et se répartissant comme suit : 6 cas au taux de 1/80 : 5,7 % ; 10 cas à un taux supérieur à 1/80 : 9,8 %. Des taux élevés d’agglutinines hors le cas de M.T. ou de maladie sérique avaient déjà été entrevus par M. DEMANCHE qui signale une agglutination au taux de 1/640.

La lecture a été faite en ae considérant comme valables que les agglutinations nettement visibles au miroir concave, les hématies agglutinées se présentant alors sous l'aspect de petits grains manifestement séparés les uns des autres et flottant dans un liquide clair. On ne doit

pas tenir compte

pour éviter les erreurs dues à un facteur personnel — du granité très fin (agglutination fine) que l’on peut observer dans des dilutions plus étendues que celle à laquelle on a trouvé la dernière aggluti-

nation du type qui vient d’être décrit. Nous croyons de-

voir mettre en garde en particulier les débutants — contre cette cause d'erreur qui d’ailleurs n’a pas de con-

séquences fâcheuses puisque Lépreuve d'identification

2e O0, permettra d'apprécier la véritable nature des agglutinines.

Nous nous sommes demandé quels pouvaient être les facteurs à l'origine de ces agglutinations anormalement élevées en proportion de celles observées jusqu'alors. Nous ferons d’abord remarquer qu'elles ont été rencontrées chez

des malades fébricitants, à l’état général touché (5 angi-

nes, 2 phlegmons péri-amygdaliens, 1 coma hyperthermique, 1 ictère infectieux, 1 méningite à méningocoque). Il est possible qu'une pyrexie élevée, entraînant des modifications humorales passagères, se traduise, entre autres, par une élévation du taux des agglutinines anti-mouton. Il pourrait s'agir également d’un facteur tenant à la technique employée au laboratoire de l'Hôpital Desgenettes. Une fois lavés en effet, les globules de mouton qui vont servir à la réaction sont mis à la glacière pendant une demi-heure au moins avant d’être répartis dans les tubes. Or on à signalé, en particulier dans l'étude des isoagglutinogènes des hématies, et des isoagglutinines correspondantes que certaines agglutinations se faisaient plus facilement à froid qu’à la température ordinaire. Toutefois les quelques contrôles que nous avons effectué ne nous ont pas permis de confirmer cette hypothèse.

La constatation dans certains cas d’un taux relativement élevé d’agglutinines montre par ailleurs l'intérêt qu'il y à de pratiquer systématiquement, non seulement le titrage des agglutinines, mais aussi leur identification puisqu'aussi bien le taux des agglutinines anti-mouton ne peut dans un certain nombre de cas suffire à lui seu] à identifier avec certitude une M. I.

Nous avons recherché en outre si nos résultats — en ce qui concerne l'absorption des agglutinines par les globules de bœuf, en dehors de la M. I.

bles à ceux publiés jusqu'ici. Davipsonx, en 1937, indi-

étaient SUuperposa-

quait un pourcentage d'absorption de 35 %. L'année sui- “vante M. DEMANCHE signale que l'absorption des agglutinines par les globules de bœuf, souvent nulle, est toujours inférieure à celle par le rein de cobaye. Calculant le taux moyen d'absorption des agglutinines anti-mouton par 1esglobules de bœuf, nous l'avons trouvé de 81 %, en augmentation sur les chiffres communément admis jusqu'ici. - Par ailleurs l'absorption des agglutinines par le rein de cobaye, totale pour Davinsonx et M. DEMANCHE, à été en moyenne de 93 %.

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