CONCLUSIONS
I. — En totalisant les cas d’angines de Vincent cités dans les pages précédentes et au sujet desquels la réaction de Bordet-Wassermann a été pratiquée, nous arrivons au chiffre d’une soixantaine environ.
De toutes ces observations, dont 21 personnelles que nous venons d'exposer, nous pouvons déduire que l’angine de Vincent, même lorsqu'elle récidive durant plusieurs mois ou qu'elle se complique de stomatites rebelles, donne une réaction de Bordet- Wassermann négative.
Cette conclusion est d’ailleurs confirmée par les recherches les plus récentes, par les auteurs les plus compétents et tout particulièrement par Vincent lui-même.
IT. — Puisque l'infection fuso-spirillaire paraît
bien incapable à elle seule de donner une réaction de Bordet-Wassermann positive, lorsque dans la
. pratique on se trouvera en présence d'un de ces cas
si embarrassants de lésions bucco-pharyngées où l’on hésite entre une origine spécifique et une origine
L'Ébsee
fuso-spirillaire, nous pensons qu’il y a intérêt à procéder de la façon suivante
1° On recherchera à l’examen direct d’un frottis, la présence de l’association fuso-spirillaire. Si on la constate on ne doit pas en inférer que l’angine ulcéro-membraneuse est seule en cause mais on devra songer qu’une syphilis ignorée peut évoluer derrière les fausses membranes ;
2° On pratiquera la réaction de Bordet-Wassermann et si elle est positive on orientera ses recherches vers le diagnostic de syphilis, qu'un examen complet du malade pourra ultérieurement confir- HET:
Vu :
Le Doyen, HUGOUNENQ.
Le Président de la Thèse, MOURIQUAND.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 2r février 1920.
Le Recteur, Président du Conseil de l'Université, JOUBIN.