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dans certaines maladies mentales et plus spécialement
dans les Psychoses hallucinatoires chroniques
Avant-Propos.
Depuis quelques années s’est dessiné dans le monde psychiâtrique, et particulièrement en France, un mouvement organiciste tendant à orienter l’étude des maladies mentales vers une base biologique et physiologique.
Les psychoses hallucinatoires chroniques sont parmi les syndromes de la pathologie mentale qui ont récemment retenu les chercheurs dans ce sens. Le syndrome d’automatisme mental de Clérambault illustre d’un éclat particulier ces tendances.
Nous avons voulu apporter une modeste contribution à l'étude de la base organique des psychoses hallucinatoires chroniques. Nous nous sommes attaché, chez des malades présentant de tels syndromes, à l’examen du liquide céphalo-rachidien, et en particulier à la recherche des indications que peut fournir la réaction du benjoin colloïdal.
Nous avons recueilli certains résultats qui nous ont
paru curieux par leur fréquence et leurs modalités. Leur exposé fera l’objet de cette thèse.
Nous remercions vivement notre Maître, le D: Paul Abély, médecin-chef à l’Asile de Villejuif, qui nous a inspiré le sujet de ce travail, nous a guidé dans son élaboration, et nous a communiqué un grand nombre des observations que nous citerons.
Nous remercions également notre Maître le D: H. Beaudouin, médecin-chef à l’Asile de Maison- Blanche, qui a bien voulu s’intéresser à nos recherches et nous a ouvert son service et son laboratoire.
Nous devons aussi des remerciements au D: G. Demay, médecin-chef à l’Asile de Maison-Blanche, qui nous a permis de publier deux intéressantes observations recueillies dans son service.
Introduction.
Parmi les divers examens de laboratoire qui sont appliqués actuellement à l’étude du liquide céphalorachidien, il en est un qui présente un grand intérêt, non seulement pour le neurologiste, mais aussi pour le psychiâtre ; nous voulons parler de la réaction du benjoin colloïdal de Guillain, Laroche et Léchelle. Nous n’insisterons pas sur l’utilité considérable et sur la valeur admise par tous de cette réaction dans le diagnostic de la paralysie générale et de la syphilis du névraxe. La réaction du benjoin colloïdal est désormais pratiquée par le neurologiste au même titre que la réaction de Bordet-Wassermann, voire de préférence à cette réaction. La positivité de la réaction de Guillain est devenue l’un des éléments du diagnostic de la paralysie générale. En dehors de cette affection neuro-psychique, la syphilis, sous des formes plus ou moins frustes, plus ou moins latentes, plus ou moins anciennes, se retrouve dans l’étiologie de nombreuses maladies mentales. La réaction du benjoin, en donnant dans ces cas une formule subpositive, permet parfois de dépister une atteinte qui ne se manifestait par aucun autre signe.
Mais ce n’est pas seulement par la place qu'elle