‹ La rébellion de 1837-38 ou Réponse de M.C.A. Globensky à M.L.O. David [microforme]Chapitre 11 sur 11 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

J'ai publié un livre sur la rébellion de 1837 à $Saint-Eustache, dans le but seul de réfuter l'er. reur et les fausses accusations qui blessaient mon honneur, mon amour filial et le respect que je dois à la mémoire de mon père audacieusement calomniée.

Ce n’est qu’en lisant mon livre et la brochure que j'ai publiée plus tard, c’est-à-dire en avril dernier, que l’homme instruit, impartial et désintéressé pourrd juger facilement entre M. David et moi.

La réplique que je publie anjourd’hui, ne pou. vait renfermer ce que j'ai déjà édité et elle ne devait comprendre que certaines considérations et commentaires, qui n’ont pas été développés dans mon livre et dans ma précédente brochure.

Conséquemment, pour pouvoir se former une opinion juste sur la valeur de mon livre, sur le mérite réel de ma brochure, il faut tout lire. Il faut même avoir le courage de lire attrntivement les erreurs de jugement et de civilité dont fourmille le livre de M. David, et si le juge n’est pas fanatisé par l'esprit déréglé de parti, il devra condamner la rébellion et ses excès. Oui, si le lecteur ne veut pas sacrifier la justice, la vérité à sa passion politique, à ses malheurenses préventions, il se dira que M. David et consorts, que je combats, se sont oubliés et que s'ils se sont trouves froissés, humiliés, c'est parce que j'ai fait éclater la vérité historique; et comme nul n’a le droit de nier l’accent de la vérité, les cointéressés auxquels il importait de la cacher m'ont accablé de blâme et ont outragé le bon sens, la raison et même la morale en louangeant la rébellion et en

manquant aux égards que l’on doit à un gentilhomme,

Oh ! si mes adversaires avaient pu m'accuser de

À quelques forfaits, et j'irai plus loin, je dirai d'un seul, ù ils l’auraient bien proclamé ; mais non, ils ne le n peuvent, ils ne l'ont pu durant mon élection, en e 1875, et le dépit, la rage, le fanatisme politique ont at -tellement grisé leurs sentiments, qu'ils vont jusqu’à reprocher à un fils le droit de venger le nom d’un E père honteusement et injustement attaqué.

ril Si leurs folles insultes pouvaient me blesser, j'en in- serais amplement dédommagé par les nombreuses et lettres d'approbation et d'appréciation qui m'ont été adressées au sujet de la publication de mon livre, dont quelques-unes seulement ont été puou é s ait bliées, afin de complaire à d’autres personnes très es haut placées qui m'ont manifesté le désir de conon server l’incognito, ne voulant point s'exposer aux

attaques vulgaires et inqualifiables de M. David et de combien d’autres de la même farine.

Enfin, si je n’ai pas répondu plus vite au livre de M. David, c’est que je voulais savoir ce que la

1r6 « / presse du pays en dirait, et vu, qu’à l'exception de ave DL / —peux journaux qui l'ont annoucé et un seul, à ma dont / connaissance, qui en a approuvé la publication, Ki F j'ai natnrellement beaucoup hésité à rompre le . silence, et mes amis comprendront cela.

EL À Quoique cette production, dont personne ne ven- parle, qui a cependaut deux mois d'existence et e je plus, n affecte en aucune manière le livre que uves J'ai publié, ‘ La Rébellion de 1837 à Saint Euslater tache,” j'ai cru que je devais lui dédier les quelit de ques commentaires qui précèdent, non pour défenaux- dre ce livre, qui n’en a pas besoin, qui a été lé de approuvé et apprécié ; mais uniquement pour in et prémunir la jeune génération et les étrangers, eten qui ne savent point parfaitement ce qu'a été la

révolle de 1837, contre ce livre de M. David qui renferme des idées, des aspirations dangereuses, des principes condamnés et dont l’orthodoxie radicale ..ne peut être approuvée que par certains hommes politiques qui ne font pas autorité en ce pays.

C, A. M. GLosensxy.

Plateau des Chênes, Saint-Eustache, 30 août 1584.

P.S.—La réplique qui precède et qui va être convertie en brochure, sera donnée gratuitement avec celle que j'ai publiée en avril dernier, à ceux qui auront mon livre ‘‘ La rébellion de 1837 à Saint-Eustache,” en s'adressant à MM. Cadieux et Derome, libraires, rue Notre-Dame, Montréal.

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