CANADA
" Le malheur a voulu que les gouverneurs que le Bas-Canada a eus depuis quelques années, manquaient tous d'énergie, et que la métropole a hésité à sévir contre des malfaiteurs qui, encouragés par cette fatale indulgence, ont obtenu par la crainte inspirée par des actes de bandits, une influence désastreuse sur une partie de la population.
"Une fois les scènes scandaleuses, qui se sont passées récemment au Bas-Canada, connues en Angleterre, elle ne tardera pas à prendre des mesures pour punir les perturbateurs cle Tordre public II n'y a point au Bas-Canada de parti révolutionnaire, mais bien quelques hommes ambitieux qui, aux dépens du bien-être général, cherchent leur agrandissement personnel. A eux se sont joints tout ce que le Bas-Canada a de mauvais sujets, et quelques personnes de bonnes intentions, mais de peu de cervelle. Ceux qui ne lisent que les journaux croiraient, en voyant les rapports des grandes assemblées tenues par les perturbateurs, sous l'influence de M. Papineau, que réellement il y a au Bas- Canada un parti révolutionnaire ; c'est qu'ils ignorent les moyens infâmes que ces gens emploient. Ces hommes sans foi ni loi prêchent la liberté et emploient tout ce que la tyrannie a inventé de plus infâme pour avoir des auditeurs, et pour forcer les citoyens craintifs à paraître de leur parti."
Que dit M. l'abbé Paquin, dans son ouvrage historique sur les persécutions odieuses exercées par les insultés de Saint-Eustache contre les loyaux ? Je ne la reproduirai pas, mais le lecteur, qui a mon livre " La rél)ellion de 1837 à Saint-Eustache " y trouvera cette narration détaillée par l'auteur, et il se dira ensuite si mon oncle a été justifiable de ne
pas se laisser insulter ' et égorger avec ceux qu'il avait sous sa garde.
Le journal le CanadieTh, à I/blûxï de rantomne de 1838, publiait ce qui suit :