L'ÉGLISE ET LA RÉVOLTE
" L'Eglise vient de parler par la bouche de notre- Ordinaire et nous devons accepter cette paro'e de vérité avec respect et soumission.
" Il va sans dire qu'elle condamne le soufiBe d'é- ' meute et de révolution qui passe de ca temps-ci au milieu de notre paisible et heureuse patrie.
" Gare k vous meneurs éhontés ! Profanant les devoirs et les voies du véritable patriotisme, vous, avez cherché à entraîner nos honnêtes populations., en dehors de leur vieilles traditions d'honneur, de-
soumission et de respect à lautorité ; le peuple voit maintenant où sont ses véritables amis; il saura bien les trouver au moment du danger, malgré vos clameurs insensées.
" Nous publions intégralement le mandement de Mgr Fabre qui a dû être lu dans toutes les Eglises, dimanche dernier."
Le 25 février, même année, le Nord disait :
Au nom de l'enseignement de TEglise et de notre Episcopat, vous n'aurez pas le droit d'ex^ " cuser les révoltes en général et celle de Riel et des. " Métis en particulier, car la révolte est un crime de " lèse-majesté humaine et divine."
A la date du 11 mars 1886, le Nord, publiait lentrefilet suivant :
" M. L. O. David vient de lancer un manifeste qui n'a pas eu de retentissement. C'est tombé à plat. Il dénonce le système fédératif et soutient* qu'il avait prédit tous les maux qui . sont venus fonder sur nous.
" On ne s'appelle pas David pour rien.
"Naturellement le prophète David exalte trèshaut les patriotes de 1837 et les révoltés de 1885.. Pour lui c'est tout un."
(Extraits tirés de la Minerve.)
Le 7 de décembre, le journal publiait l'entrefilet qui suit :
" On trouve des gens pour dire K trois mois de dist&nce que les patriotes de ;17-Ji8 étaient non pas des victimes, mais des rebelles, des gibiers de potence, et que tes assitâMins du Ltvc à la Grenouille, iH«ient dos victimes immolées sur l'autel de la patrie. Eo «7 et S6y tfqwto eca pien logiôeiu, im «otocMs étai«it dfttis leur droit, en 86, au coattain, 1— — terit^ commettent des assastinats et les ministrea méritent Ufinut, tânoa la potenee."
Le 10 de décembre, il ^sait dans an long arti^ ^itorial, ce qui suit ;
" Nous nous contenterons de faire remarquer que dans le mouvement d'effervescence populaire, ce sont les brouillons, les plus audacieux qui ont chance d'être écoutés. En 1837, ce sont tes jeunes gens qui ont pris les armes. Papineau s'est toujours défendu d'avoir voulu une levée de boucliers ; il a mainte fois déclaré que la révolte à main armée avait été faite malgré ses ordres. Noua n'en sommes pas là, Dieu merci, mais qui sait où nous allons ! ' N'oublions point, dans tous les cas, que l'histoire se répète, et defions-nous des monteurs d'échauffourées qui poussent la masse au feu et savent fuir k temps comme cela s'est vu en 37 et tout demièreruent"
Le 19 de décembre, le même journal ajoutait :