‹ La rébellion de 1837 à Saint-eustacheChapitre 75 sur 102 · C. A. M, Globensky, Plateau des Chênes, Octobre · texte numérisé non relu

C. A. M, Globensky, Plateau des Chênes, Octobre

N. B. — La nouvelle lettre d'appréciation et d'approbation que l'on m'a fait l'honneur de m!adresser et que le lecteur va lire, me venge trop bien, pour que je conserve le moindre souvenir de la triste croisade de mes insulteurs. Cette honorée lettre est signée, par les Révérends prêtres du comté des Deux-Montagnes, qui sont les seuls qui y restent en core, depuis la fameuse élection de 1875.

La voici :

Sainte-Scholastique, 16 octobre 1884, A C- A. M. Globensky, Ecuyer,

Monsieur,

Certains écri valus, pas plus soucieux de la justice que de la vérité, font depuis quelque temps beau-

coup de bruit autour du dossier que vous avez formulé touchant les événements de 37 dans le comté des Deux-Montagnes.

Nous avons trop souvent entendu l'appréciation des vieillards qui avaient été les témoins ou les victimes de ces tristes événements, pour ne pas vous féliciter d'en avoir si authentiquement consigné la vérité, en vous plaçant au véritable point de vue : celui de la morale chrétienne et de la commune sagesse.

Votre but est atteint : et la mémoii'e de votre loyal père hors de toute atteinte. — Ayant pris les armes au nom de Sa Majesté, il a rendu de précieux services à ses compatriotes.

Nous vous prions de laisser passer les démagogues : leurs clameurs contre vous et contre votre digne père, s'éteindront d'elles-mêmes sans réussir à ju.stifîer leurs devanciers en démagogie, tandis que votre dossier restera pour servir la vérité et la philosophie de l'histoire de ces temps.

Cessez donc toute discussion.

Ce serait peine perdue.

Croyez-nous avec les meilleurs sentiments, Cher monsieur,

Vos très humbles serviteurs,

S. Tassé, prêti-e, (Curé de Sainte Scholastique.) L. I. GUYON, prêtre,

(Curé de Saint-Eustache.) J. S. Théberge, prêtre, (Ex-curé de Saint- Augustin et curé

actuel de Varennes.)

Dois-je ajouter quelque chose à la lettre que l'on vient de lire, et puis-je m'occuper, à l'avenir, du petit

ojroupe qui par un esprit désordonné de parti m'a insulté parce que j'ai vengé la mémoire de mon père ? Non, et par respect pour la recommandation qui m'est faite dans cette lettre, je vais me taire.

En publiant un livre sur 1837, je me suis acquitté d'un devoir qui m'incombait, tant comme tils que comme citoyen, et le public éclairé et relevé m'a appuyé et jugé.

Mes quelques insulteurs à solde ou gagés par la Patrie, peuvent continuer parmi eux, à convoquer avec peine et misère, de petites assemblées à sensation, pour faire censurer mon livre, par quelquesamis politiques du parti libéral, mais ils n'y porteront pas atteinte. Il est approuvé en haut lieu, et les générations futures en feront autant.

En prenant congé de mes insulteurs, je suis heureux de pouvoir constater que le directeur de la Minerve, Monsieur J. Tassé, qui a été injurié à cause de moi, ait répondu aux insultes par le silence le plus absolu. Il a mieux fait que moi. et c'était ainsi qu'il devait appliquer le meilleur des soufflet, en dédaignant de répondre à leurs éclaboussures.

Néanmoins, je sais gré à M. Tassé, pour la libéralité avec laquelle il a accueilli mes écrits dans son journal, malgré lés injures de mes hauts et braves ennemis qui aiment à frapper en bande sur un seul homme, qui se plaisent à insulter un adversaire ; mais qui ont l'immense courage d'essayer à faire fermer toutes les issues, pour empêcher cet adversaire de parler ou de se défendre. Que voulez- vous, noblesse oblige, et sans doute que celle du cœur les y obligeait ! . . . .

Octobre 1884.

TABLE DES MATIÈRES

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