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La Réception de Monseigneur le vicomte d'Argenson par toutes les nations du païs [sic] de Canada à son entrée au gouvernement de la Nouvelle-France [microforme]

soi, nommé lieutenant général de la Nouvelle-Francé lé vingt-six jänvrer 1657, n’arriva à Québec que le’ onze

+ Vieux papiers, sales, déchirés, Mémoires jaunis, délabrés, Journaux en loques, paperasses, Vous en savez plus long, souvent, Que ne peut en dire un savant Lorsqu'il n’a pas suivi vos traces.

| Pierre de Voyer, vicomte d'Argen-

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juillet de l’année suivante. Jeune encore—il avait à peine trente ans—, sa grande sagesse et ses mœurs sévères l'avaient fait remarquer du premier président Lamoignon qui le recommanda au roi pour remplacer M.

de Lauson. Le nouveau lieutenant général fut recu, avec tous les honneurs dûs à son rang, par M. D’Ailleboust, administrateur de la colonie depuis le départ de M. de Charny.

M. d’Argenson ne se reposa pas longtemps des fatigues de son long voyage. Le lendemain même de son arrivée, au moment où il allait se mettre à table, on vint lui apprendre que les Iroquois, dont la présence avait été signalée dans les alentours de Québec, venaient de tuer une

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femme montagnaise occupée à travailler dans un champ. Il ne perdit pas un instant. A la tête de deux cent-cinquante hommes, il se mit à la poursuite des lâches assassins. Mais ceux-ci, avertis par leurs coureurs, s'enfoncèrent dans la forêt et l'expédition revint à Québec sans coup férir.

Ce fut le vingt-huit juillet, quelques jours seulement après la surprise causée par les Iroquois, que les élèves du collège de Québec donnèrent une réception solennelle au vicomte d’Argenson.

” L'estrade était dressée dans le jardin du collège, à l'ombre d’une haie vive dont les branchages touffus protégeaient les spectateurs contre les ardeurs du soleil. Toute la population

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de Québec put se placer sur les bancs rustiques disposés en hémicycle. Les fauteuils des invités étaient placés au milieu de l’enceinte champètre.

Le Journal des Jésuites, toujours concis, nous donne un bien pâle compte-rendu de cette réception qui, sans doute, fut très imposante. A la date du vingt-huit juillet 1658, Le P.

de Quen écrit :

€ M. le Gouuerneur nous fit l’honeur, auec M. l'abbé Queylus, de difner chez nous, où il fut receu par la ieuneffe du païs d’vn petit drame en françois, huron & algonquin, dans noftre iardin, à la veue de toute le peuple de Quebec. Le dit fieur gouverneur tefmoigna eftre content de

cefte reception.”

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C’est ce petit drame dont parle le Journal des Jésuites que nous publions aujourd'hui. Ceux que les petites choses de notre histoire intéressent liront avec plaisir, nous en sommes convaincus, la première pièce théâtrale composée au Canada, si l’on excepte toutefois le Théatre de Neptune en la Nouvelle-France, représenté sur les flots de Port-Royal, le quatorzenovembre 1606 !

PIERRE GEORGES Roy.

Lévis, 15 août 1890.

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