‹ La recherche d'une première véritéChapitre 63 sur 63 · CANTIQUE A LA CONSCIENCE · texte numérisé non relu

CANTIQUE A LA CONSCIENCE

deux beautés suprêmes dans une beauté unique, et destinée à porter comme la couronne de la Pudeur, ce nom nouveau : La Vierge ; saluée un jour, par un ange, d'une salutation inouïe : on eût dit les parfums de sa modestie revenus tout à coup sur elle :

c Je vous salue, ô Pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre les femmes ; »

D*abord toute troublée à ce discours, puis saintement confiante en la Vertu du Très-Haut prête à la couvrir de son ombre ; digne en effet que son corps si chaste devînt pour le Verbe de Dieu, pour le Verbe créateur des mondes, le seuil de cette vie mortelle où il lui a plu descendre, abimant ses clartés dans nos ténèbres pour illuminer nos ténèbres de ses clartés; aurore du Soleil de Justice, Épouse de TAmour, Marie, qui porta dans ses entrailles l'Adam Rédempteur ; qui nourrissait de son lait virginal le doux Emmanuel, et, de ses lèvres ingénues sans cesse caressées du souffle de l'Époux, enseignait la langue des Hébreux à la Parole éternelle ; la femme dont un glaive transperça l'âme, et que Jésus-Christ du haut de la Croix donna pour Mère au genre humain.

Amen.

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